Jeudi 22 mai 2008
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/2008 09:00
Dans nos frontières, les CRS n'ont pas très bonne presse quand on les associe à la moto. On pense plus souvent à des termes
comme "radar", "contrôle", "barrage", "prune", "saisie", "rentrer à pied" qu'à des trajectoires au cordeau, de bonnes vibrations et du slider rapé. Ce n'est pas le cas chez nos amis
italiens puisque CR&S est là-bas l'acronyme de Cafe Racers &
Superbikes, une petite officine qui s'échine à construire des rares motos, assemblées à la main avec un soin qui
tient davantage de l'orfèvrerie que de la mécanique de grande série. Des motos hors du temps et des modes, avec un slogan "Faite à Milan, avec le coeur et avec la main".
Le modèle phare de CR&S est nommé VUN, ce qui en dialecte milanais singnifie "un" Un comme monocylindre, un comme monoplace, un comme unique. Construite autour d'un moteur Rotax d'une cinquantaine de chevaux légèrement "amélioré" par les soins de CRS, la Vun pèse en tout et pour tout 140 kg. Le cadre est en treillis de tubes d'acier soudés à la main, la fourche provient de chez Ceriani, l'unique amortissur arrière de chez Ohlins et, cerise sur le gâteau, la moto se dote d'un véritable bijou : un amortisseur de direction radial provenant lui aussi de la marque suédoise.
Voila qui nous fait donc un petit gromono sympa, bien construit et très très bien équipé, outil idéal pour les balades en Dordogne ou au Pays basque, certainement moins à son aise sur les parcours de liaison (en gros sur l'autoroute, tu pleures ta mère !) et vraiment joli. Petit détail, l'ensemble des combinaisons esthèqtiques et techniques proposées au bon vouloir du client porte à 600 les nombre de configurations possible. Du modèle de base gris au modèle équipé de tous les kits racings et des options esthétiques qui vont bien (carbone partout) et à la peinture perso réalisée selon vos directives par un artisan de pointe, tout est possible. Sky is the limit... Enfin pas seulement le ciel parce qu'évidement tout cela a un prix : 14220 € TTC pour la version de base... Eh oui, le luxe, c'est du luxe !
Evidement, la VUN n'est pas à la portée de toutes les bourses d'autant que l'absence du chapitre "aspects pratiques" au cahier des charges n'en fait pas l'engin idéal pour aller au turbin tous les matins. D'un autre côté, quand on voit la quantité de pignoufs prêts à raquer 45 000 euros pour un gros 4x4 puant, on se dit qu'il y a de pire façons d'employer son argent.
Ce créneau du luxe en moto a pour moi cette vertu qu'il permet la conservation d'un esprit d'artisanat et de passion qui, dans notre ère de production de masse, aurait sans doute disparu depuis longtemps sans tous ces malades bricoleurs, qu'ils soient préparateurs japonais, Kustomisers américains, artisans italiens ou mécanos français (Jean-François Robert par exemple). Ici, le marketing tient en un seul mot : passion. Passion du constructeur, passion du client et passion du motard. Cela demande certes des moyens financiers que tous n'ont pas mais la conservation de ce patrimoine de savoirs-faire et d'audaces techniques est à ce prix.
C'est d'ailleurs ce que reflête ce petit film, produit par CR&S lors d'une virée des créateurs de la moto en compagnie de quelques amis vers l'île de Man, à l'occasion du centième anniversaire du Tourist Trophy, la course de moto la plus légendaire - et dangereuse - de tous les temps. On y voit une quinzaine de bonhommes, bons bourgeois italiens un peu grassouillets, se retrouver sur le circuit (?) le plus connu du monde et y redevenir les adolescents branleurs et bidouilleurs de mobylettes qu'ils étaient certainement dans leurs jeunes années. Derrière ces moustaches, ces cheveux gris, ces rides au coeint des yeux, on voit toujours briller l'éclat de leur enfance, les images de leurs héros casqués, leurs rêves de gloire. Si la moto ne devait servir qu'à cela, ça vaudrait quand même le coup de l'inventer, non ?
Bonne route...
Merci à Motoblog.it pour le lien vers ce film
Le modèle phare de CR&S est nommé VUN, ce qui en dialecte milanais singnifie "un" Un comme monocylindre, un comme monoplace, un comme unique. Construite autour d'un moteur Rotax d'une cinquantaine de chevaux légèrement "amélioré" par les soins de CRS, la Vun pèse en tout et pour tout 140 kg. Le cadre est en treillis de tubes d'acier soudés à la main, la fourche provient de chez Ceriani, l'unique amortissur arrière de chez Ohlins et, cerise sur le gâteau, la moto se dote d'un véritable bijou : un amortisseur de direction radial provenant lui aussi de la marque suédoise.
Voila qui nous fait donc un petit gromono sympa, bien construit et très très bien équipé, outil idéal pour les balades en Dordogne ou au Pays basque, certainement moins à son aise sur les parcours de liaison (en gros sur l'autoroute, tu pleures ta mère !) et vraiment joli. Petit détail, l'ensemble des combinaisons esthèqtiques et techniques proposées au bon vouloir du client porte à 600 les nombre de configurations possible. Du modèle de base gris au modèle équipé de tous les kits racings et des options esthétiques qui vont bien (carbone partout) et à la peinture perso réalisée selon vos directives par un artisan de pointe, tout est possible. Sky is the limit... Enfin pas seulement le ciel parce qu'évidement tout cela a un prix : 14220 € TTC pour la version de base... Eh oui, le luxe, c'est du luxe !
Evidement, la VUN n'est pas à la portée de toutes les bourses d'autant que l'absence du chapitre "aspects pratiques" au cahier des charges n'en fait pas l'engin idéal pour aller au turbin tous les matins. D'un autre côté, quand on voit la quantité de pignoufs prêts à raquer 45 000 euros pour un gros 4x4 puant, on se dit qu'il y a de pire façons d'employer son argent.
Ce créneau du luxe en moto a pour moi cette vertu qu'il permet la conservation d'un esprit d'artisanat et de passion qui, dans notre ère de production de masse, aurait sans doute disparu depuis longtemps sans tous ces malades bricoleurs, qu'ils soient préparateurs japonais, Kustomisers américains, artisans italiens ou mécanos français (Jean-François Robert par exemple). Ici, le marketing tient en un seul mot : passion. Passion du constructeur, passion du client et passion du motard. Cela demande certes des moyens financiers que tous n'ont pas mais la conservation de ce patrimoine de savoirs-faire et d'audaces techniques est à ce prix.
C'est d'ailleurs ce que reflête ce petit film, produit par CR&S lors d'une virée des créateurs de la moto en compagnie de quelques amis vers l'île de Man, à l'occasion du centième anniversaire du Tourist Trophy, la course de moto la plus légendaire - et dangereuse - de tous les temps. On y voit une quinzaine de bonhommes, bons bourgeois italiens un peu grassouillets, se retrouver sur le circuit (?) le plus connu du monde et y redevenir les adolescents branleurs et bidouilleurs de mobylettes qu'ils étaient certainement dans leurs jeunes années. Derrière ces moustaches, ces cheveux gris, ces rides au coeint des yeux, on voit toujours briller l'éclat de leur enfance, les images de leurs héros casqués, leurs rêves de gloire. Si la moto ne devait servir qu'à cela, ça vaudrait quand même le coup de l'inventer, non ?
Bonne route...
Merci à Motoblog.it pour le lien vers ce film


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