Bits and sense

Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 15:14

SOS

Suite au changement temporaire d'aspect de ce blog, j'ai besoin d'un petit coup de main de la part de qulequ'un qui s'y connaît en CSS et en Over-blog.

La question : comment faire pour virer le double filet qui entoure l'image du header ?
J'ai beau chercher dans la feuille de style, je ne trouve rien qui corresponde à la gestion d'un tableau, d'une cellule ou d'un cadre...

Si quelqu'un à la réponse, je me rase et je l'embrasse.


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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /Oct /2008 08:27
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 14:32
Si avec un titre pareil, je ne fais pas de trafic, je ne comprend plus...

Ce matin, me rendant à la banque pour retirer un peu de pognon que je n'ai pas, j'ai aperçu un groupe assez compact et plutôt sage de gens, jeunes pour la plupart, s'entassant devant la vitrine d'une banque. En arrivant à la hauteur de la banque, j'ai compris qu'en réalité, tout ce petit monde attendait l'ouverture de la boutique Diesel voisine. Il était heures trente. Dans la vitrine, trônait un display siglé Dirty Thirty.

Peu au fait des arcanes de la féchieune, j'ai pensé qu'il devait s'agir d'une prisée vente privée à gros rabais.

Benjamin Rosoor, le patron de Webreport, une agence de com tout ce qu'il y a de plus 2.0 révèle la vérité sur son blog. Tout ce beau monde voulait à tout prix s'offrir un truc délavé, pré-sali avec des trous qui s'appelle le Dirty Thirty Denim. La com de l'évènement était signé
Webreport. Chapeau !

Bon...

Ca m'aura au moins donné l'occasion de découvrir cette vidéo plus que réussie et de me rendre compte que j'étais assez fan de l'esthétique porno années 70.




 
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 11:16

Une des raisons qui ont ralenti la migration de mon informatique perso vers Linux est que je possède un certain nombre d'appareils à la con (téléphone, iPod, GPS de bagnole) qui m'ont été livrés avec leur appli de gestion sous Windows. Ainsi, la gestion de l'organizer de mon GSM passe par un logiciel disponible uniquement sous Windows. Pour chacun des-dits appareils, il me faut donc rechercher, soit la version Linux de l'appli, soit, en cas d'absence de celle-ci, un moyen de contourner le problème.

A tout seigneur tout honneur, commençons pas iTunes.
Le problème est simple : trouver quelque chose qui puisse faire fonctionner la synchro de mon iPod ainsi que la gestion de ses bibliothèques sous Suse. Une rapide recherche Google m'indique l'existence d'un logiciel nommé
Banshee qui pourrait très bien faire l'affaire. Je me rends donc sur le site de Banshee où je trouve une version pour Suse à télécharger. Je clique et ça me télécharge un fichier . ymp, espèce jusque là inconnue de mes services et inconnue également du gestionnaire des programmes de SUSE. Visitage sur le net où j'apprends que ymp est entre autres l'acronyme d'un programme de formation de jeunes musiciens (Young Musicians Program), le nom de la boîte de design d'une certaine Yvonne Pankowski et également une extension fichier dont je n'ai à ce jour compris ni l'utilité ni l'emploi.

Une incise, à ce propos : si l'ergonomie de l'interface graphique de Suse est exemplaire et très proche de ce quel l'on trouve sur les Macs et PC (un peu moins bien que Mac, beaucoup mieux que Windows !), il me semble que la structure de gestion des documents et applications diffère largement. Je crois que je vais m'offrir un Linux pour les nuls si ça existe [edit :
ça existe !]...

Revenons-en à Banshee. J'ai passé deux bonnes heures à essayer de comprendre la fonction de ce fichier qui semble ouvrir une page XHTML comportant un lien de téléchargement automatique (mais impossible de l'ouvrir dans Firefox...) pour finir par renoncer.

Dépité, dégoutté, en rogne, je considère un instant mon malheureux iPod désormais abandonné, seul, sans lien avec le monde. Etait-ce un simulacre pour le rassurer ? Un geste magique ordonné par le dieu Pingouin ? Je ne sais pas. Toujours est-il que j'ai branché la prise USB de l'Ipod sur le port du minipc. Et Weezer s'est ouvert.

Il était pré-installé sur la machine depuis le début !

J'ai passé le reste du week-end à me mettre des giffles...
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 08:50
Pour mon plus grand bénéfice, j'ai ajouté depuis quelques mois un plugin Firefox nommé Hyperwords. Outre le fait fort pratique de me dispenser de tout un tas de recherches en me propsant une série fort complète de services au clic droit, Hyperwords a également le mérite d'offrir un système de traduction en ligne. Utile et pertinent lorsqu'il s'agit de la traduction d'un seul vocable ou d'une expression issue d'une langue dont la morphologie est comparable à la notre, il devient génialement poétique lorsqu'il s'agit d'un idiome un peu exostique, comme le japonais :

Pluie.[Ne] qui est énorme et est.Volonté la maison de chacun comment soyez probablement ? ! I étant soutenu, s'est réveillé pour la première fois avec le bruit du tonnerre.Nous avons craint, sommes.Soyez probablement et, la crainte qui certainement ne change pas même maintenant et étant peu sûre, la plus pleine capacité peut-être ainsi, au secteur où les dommages de l'inondation ont sorti avec un tel fearfulness qu'ils n'ont pas été finis.

Le temps où je suis jeune il est inondé a éprouvé sous le plancher dans l'inondation.Comportement non bon particulièrement, quant à petit je quand cette eau est entièrement le chocolat.L'air qui comment aura été été dans une transe.Comment, si très la chose, ensuite cette très chose pour dire la vérité là ne sont aucune la plupart des mémoire.Le plancher de la grand-mère [chi] l'eau de boue dont est imminent maintenant l'équilibre [suresure], quand il entre, le cadre de cadre il.

Comme vous l'aurez certainement compris, il s'agit d'un avis indiquant que le magasin est fermé pour cause d'inondation. Si tu es blonde à forte poitrine et diplômée en linguistique, le Web 2.0 a besoin de toi...


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Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /Août /2008 08:29
Après l'incipit d'avant-hier, qui annonçait la commande et la réception d'un notebook tournant sous Linux, je me suis donc confronté à la machine. Même si ce n'est pas DeepThought et que je ne suis pas Kasparov (je suis beaucoup plus beau !), c'est quand même l'appareil qui est sorti vainqueur du combat.

Reprenons, donc. J'ai avec grand plaisir ouvert le gros carton, au fond duquel j'ai trouvé un petit carton, que j'ai ouvert aussi. C'est mon côté obstiné. Dans le petit carton se trouvait donc un notebook blanc, ainsi qu'un jeu de câbles divers (alimentation, connexion) ainsi que plusieurs livrets accompagnés d'un CD d'installation. Ce qui est tout  à fait passionnant, le notebook étant dépourvu de combo... Passons.

La mise en route fut aisée, le redémarrage le fut moins. En effet, la configuration des préférences locales et les adaptations liées ne se révélèrent pas très stables. Le choix du clavier AZERTY, par exemple, ne durait que le temps de la session. Toute reconnexion le faisait repasser en QWERTY. Bon... Mais le vrai souci, c'est que quelle que soit la norme clavier, il refusait de reconnaître les mots de passe, qu'il s'agisse du Root ou de la session. Grmbleubleu !

3 réinstallations plus tard, j'ai trouvé la parade en bootant  le système en anglais et en définissant mes préférences géographiques une fois la session normale ouverte. Et là, miracle : c'est stable.

Comme prévu, j'ai téléchargé Ubuntu. La question que je me pose désormais est celle de l'opportunité de changer de distribution. Pour le moment, et pour les quelques essais que j'ai pu faire, tout semble fonctionner tout à fait correctement avec SUSE. La moulinette étant destinée à un usage domestique, je pense de plus en plus conserver SUSE. Tout cela est bien sûr à confirmer. Il me reste quelques gadgets à installer, notamment iTunes avec son émulateur qui va bien. Il me semble que celui-ci est prévu pour fonctionner sous Ubuntu et ses dérivés. Je n'ai rien trouvé à propos de SUSE dans les docs?

Toujours sur Susette, j'ai quand même une question. Les docs sur le sujet ne sont pas très explicites. Suse est elle une distribution Linux ou simplement la couche graphique d'un OS plus connu ? Si quelqu'un a la réponse, je suis preneur.

Ben oui, quoi... Je débute.
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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 10:33
Ca me trottait dans la tête depuis déjà un bon moment. De fait, la question était complexe : continuer à faire ma vie avec un PC, certes satisfaisant mais ennuyeux, globalement lent, gorgé d'applications gourmandes en ressources, extrêment consommateur en mémoire et moche, ou passer à l'ennemi, acheter (cher) un Mac portable et aller faire le kéké aux terrasses des cafés ? Mais j'ai fini par comprendre que la réponse ne résidait pas dans cette alternative mais dans un troisième choix : un mini notebook MSI tournant sous Linux. En effet, de sordides contraintes matérielles (ie. la mort brutale de mon vieil IBM ainsi que l'habituelle banqueroute de retour de vacances) m'ont fait éliminer la solution hype pour un choix plus prosaïque : un truc petit, par cher et qui fonctionne bien.



Je l'ai reçu hier, il est minuscule, pas cher (400 euros), possède un écran de 10,2 pouces, une connexion WiFi intégrée et fonctionne sur une distri Suse qui me semble plutôt adaptée à mes besoins. Il possède déjà les suites logicielles de base dont OpenOffice et the Gimp, une gestion des connexions réseau - Wifi et filaire - étonnante de facilité (5 mn pour tout configurer) et une ergonomie tout à fait convenable, même pour mes gros doigts et ma petite cervelle.

Je me tâte quand même un peu parce que j'ai bien envie d'installer la distri Ubuntu pour pouvoir faire tourner mes applis de développement dont je sais qu'elle sont disponibles sur cette plate-forme. Mais je vais quand même me laisser le temps d'apprivoiser un peu la bestiole et de me documenter sur les avantages d'Ubuntu par rapprot à la version native de la bébête ainsi que les inévitable contraite que va supposer une installation à partir de zéro.

A suivre, donc...
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Mardi 19 août 2008 2 19 /08 /Août /2008 10:51



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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /Juil /2008 15:48
Quand le cinéma se mondialise (fusions, acquisitions, achats de catalogue), on peut craindre le pire mais aussi voir advenir le meilleur. Comme dans ce court métrage Pixar, projeté en ouverture de Wall-e, qui sort à la fin du mois. Où Pixar, associé à Disney, rend hommage à la Warner de Bugs Bunny. Je ne sais pas quoi attendre de Wall-e, mais Presto fait à nouveau preuve ce mauvais goût un peu cruel qui avait disparu des longs métrages Pixar depuis leur association avec Disney. En espérant que ça dure, régalez-vous...



Note. La vidéo faisant l'objet d'un copyright, elle est souvent retirée des serveurs. il est donc possible que le lien ne fonctionne pas tout le temps. Pour tester, cliquez sur l'image...
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 20:00
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 10:19
Chris Marker : Le fond de l'air est frais Ce matin, de nombreux blogs ainsi que Libé publient un texte de Chris Marker concernant la plainte déposée par le MRAP contre le groupe Justice et son film Stress produit par le collectif Kourtrajmé. En effet, le MRAP a estimé "que le seul moyen pour les auteurs du clip de démontrer leur bonne foi était de mettre immédiatement un terme à l’absence de discernement qui a présidé à cette diffusion en ligne, en arrêtant immédiatement toute diffusion commerciale de ce clip. Le MRAP a mis, le 25 mai 2008, en demeure la maison de disques « Because Music » afin d’agir vigoureusement auprès des hébergeurs pour obtenir le retrait immédiat des vidéos en ligne et de renoncer par avance à toutes les retombées commerciales, attendues ou non, de cette désastreuse opération.

Le MRAP a également constaté que le site internet Kourtrajme.com a repris le clip « Stress » et que dans une de ses pages du site, le numéro de téléphone du standard affiché n’est autre que celui du Front national (Standard Kourtrajmé 01.41.12.10.00)" [voir le communiqué ICI]

Il ne me choque pas outre-mesure que le MRAP dont on connaît le sens de l'humour et de la distance critique trouve quelque chose à redire à ce clip et au "message" qu'il est sensé porter. Cela me choque d'autant moins que le court-métrage de Romain Gavras semblait vouloir faire débat. Débat il y a : tout va donc très bien.

Mais voici que le MRAP décide de judiciariser cette divergence de vues en la portant devant la justice. Le juge est, comme on le sait, un expert en critique de cinéma, un cador de la sémiologie et un exégète de l'image animée. Il est donc parfaitement légitime qu'on lui demande, et son avis et son aval pour diffuser ce film.

Chris Marker, dont on connaît l'intégrité artistique n'est curieusement pas de cet avis et le fait savoir dans ce billet :

"La fable chinoise de l’imbécile, du doigt et de la lune a tellement servi qu’on éprouve une certaine crispation à la trouver au bout de sa plume. Pourtant j’ai beau tourner la chose dans tous les sens, je n’en vois pas qui s’applique aussi littéralement au communiqué du MRAP, portant plainte contre le clip du groupe Justice dont « l’intention raciste est avérée ». Le mot inadmissible ici est « avérée ».

Tout le monde a le droit d’exprimer une opinion ou un blâme, mais il faut une sacrée dose d’outrecuidance pour décider, non de la portée éventuellement négative d’une œuvre, mais de l’intention intime de son auteur. Car il y a, figurez-vous, un auteur, Romain Gavras, et autour de lui un groupe, Kourtrajmé, dont les productions jusqu’à ce jour avaient comme caractéristique de déplaire tout particulièrement aux racistes. Ce pourrait être déjà un sujet, au moins, d’interrogation.

Mais d’abord, marre de ce terme de « clip » pour désigner n’importe quel très court métrage. Tant de longs métrages aujourd’hui ressemblent à des clips étirés qu’il est permis de saluer un clip qui ressemble à un film. Je risque un autre mot, en m’amusant d’avance de l’incrédulité qu’il va susciter chez certains : un poème. Un poème noir, violent, sans concession, sans alibi, magnifiquement « écrit » (encore faudrait-il qu’on s’intéresse à l’écriture cinématographique, vaste débat) et dans la ligne d’un certain nombre de ces poèmes qui dans toutes les langues, à un moment donné, ont dérangé et troublé, et dont certains en effet ont fini devant les tribunaux.

Montrer ce que personne ne veut voir, c’était en d’autres temps une fonction de la poésie. Cet objet non identifié qui tombe dans un paysage audiovisuel où par ailleurs la violence est partout présente, mais avec assez de roublardise et de complaisance pour être acceptée sans états d’âme, j’aurais tendance à le comparer au parallélépipède que Kubrick dresse, dans « 2001 », près d’un troupeau de singes endormis. Incongru, incompréhensible au point que c’est à force de n’y rien comprendre que s’éveillera l’idée qu’il y a quelque chose à comprendre. Les singes ont évolué. Les censeurs, ça reste à voir."


Tout ce que je trouve à dire là-dessus, c'est que ça m'a vraiment fait du bien de lire ça ce matin. Vraiment...


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Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /Juin /2008 07:55

Shorpy Higginbotham, an oiler on the tipple at Bessie Mine near Dora in Jefferson County, Alabama.
December 1910. Photograph by Lewis Wickes Hine. Entire


Henry Sharpe Higginbotham est  né le 23 novembre 1896 à Jefferson County, Alabama, de Phelix Milton Higginbotham et son épouse Mary Jane, née Graham. Il aura six frères et trois soeurs.
Il entre à la mine de Bessie comme l'avait fait son père auparavant. En 1910, le photographe Lewis Hine le saisit au travail. Il demeure de lui quatre clichés : deux portraits individuels et deux photo de groupe qui le représentent au milieu de ses amis. Il a quatorze ans.

Shorpy, car c'est ainsi que selon les témoignages, tout le monde appelait Henry Sharpe Higginbotham, est mobilisé en 1917 et combat en Europe durant la première guerre mondiale. Il se marie en novembre 1927 avec Flora Belle Quinton.

Shopry meurt en 1931, dans ce qui semble être un accident de wagonnets de mine. Il laisse une femme enceinte.

Ne sont demeurés aujourd'hui de lui que ces quatre clichés de Lewis Hine. Il a eu le destin normal d'un enfant pauvre, né pauvre, mort pauvre d'une mort de pauvre. Il a eu la chance de survivre à la Grande Guerre mais pas celle de connaître son enfant, un fils qui mourra en 1993.

Ce qui fait la renommée contemporaine de Shorpy, c'est qu'un site web porte aujourd'hui son nom en hommage aux  millions d'anonymes qui hantent les archives photographiques des bibliothèques du monde entier. Un beau jour, un certain Dave, dont je ne sais rien, entreprit de donner vie à ces archives, numérisées ou pas et de les publier en ligne.  Quand vint le moment de donner un nom à son blog, il choisit Shorpy, en hommage à ce très jeune anonyme aux yeux de pierre.
Shorpy.com était né.

Shorpy.com semble gagner sa subsistance de la vente de tirages papiers des images numériques qu'il présente. Il permet à ses membres d'uploader et de partager leurs propres archives familiales tant qu'elle ne dérogent pas à la charte de publication du blog.

L'ampleur du travail est immense mais, peu à peu, Shorpy.com grandit et propose chaque jour une photothèque plus riche et plus variée. On y trouve le travail de célébrissimes photographes tels Dorothea Lange ou Walker Evans (du temps où ils travaillaient pour l'administration américaine) et également ces archives anonymes issues des arrières boutiques de photographes locaux ou des cartons de greniers.

Je crois qu'il s'agit là de l'un des plus beaux projets que j'ai jamais vu en ligne.,avec PostSecret, peut-être. Pour l'anecdote, j'ai un jour entendu l'écrivain Jean-Pierre Milovanoff dire qu'il aimait contempler les dates sur les pierres tombales des cimetières de campagne. Entre l'année de naissance et l'année de décès, figure en général un tiret. Milovanoff confiait alors que son travail d'écrivain était d'imaginer ce que résumait ce tiret : la vie, les drames et les joies de ceux que nous croisons chaque jour dans la rue. Dave, à sa manière, s'est attelé à la même tâche : une photo de group de l'émarique du siècle passé. Peut-être finira-t-il comme le cartographe de Borges, par dessiner son propre visage.

Chaque fois que je désespère des hommes et de ce qu'ils font d'Internet, je rend visite à
Shorpy. Ca me calme.


PS. Je reconnais l'emprunt de la phrase de titre à Miguel Torga (L'universel, c'est le local moins les murs). je reconnais aussi la faiblesse de mon pastiche.
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 09:53

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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 08:28
Je parlais dans un précédent post des usages des plate-formes Web 2.0 par les grands opérateurs. Mon point de vue se révélait globalement négatif en ce qui concerne les grands opérateurs ou les stars (MySpace, Facebook, Youtube, Twitter, ...). Voilà qui est certainement excessif et très partial. ja fais donc amende honorable en exposant ici les aspects positifs du partage "dans les nuages" (comme drait Pisani).

Le très opérant - et génial - StumbleUpon est en celà exemplaire. J'utilise cet outil hautement addictif depuis quelques mois et ne suis que rarement déçu par ce qu'il me propose. Il s'uffit de télécharger la toolbar, de s'inscrire et d'indiquer ses préférences dans une inteface dédiée. Une fois l'outil installé, apparaît dans la barre d'outils de votre navigateur un petit picto Stumble sur lequel vous cliquez de temps en temps. Des sites vous sont proposés qui sont censés correspondre à vos demandes. Pour jouer le jeu jusqu'au bout, vous disposez également d'un bouton Stumble it qui vous permet de qualifier et commenter à votre tour des sites que vous découvrez. On parvient là à un équilibre entre utilisation et proposition qui me semble incarner l'exemple parfait de 2.0 comme on le rêve : une minorité propose, la majorité qualifie et consomme.

Et comme on dit : si t'essayes pas, tu peux pas savoir.
Bon test !
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 09:52

Le Web 2.0 a-t-il lu Guy Debord ? Ce dernier, il y a presque quarante ans de celà, mettait fin à l'aventure situationniste, laissant le fonds de commerce en gérance à ses épigones au prétexte que la dénonciation du spectacle elle même se voyait instrumentalisée par la Société du spectacle à  fins de justification. Quelle preuve plus grande de sa mansuétude et de sa tolérance pouvait donner le spectacle marchand que de tolérer en son sein une entité critique ?


Le Web 2.0 a remis l'utilisateur au coeur du système - du moins le croit-on - en lui donnant la possibilité de créer, qualifier et diffuser ses propres contenus. Américain en diable, le système s'auto-régule et seuls les plus forts survivent à l'enfer gris de l'anonymat électronique. La Websphère a donc, souvent par l'intermédiaire de Youtube, consacré ses stars anonymes, un garçon enrobé mimant un playback sur un tube roumain, des pseudos-scientifiques testant les propriété explosives du mélange Coca Light + bombons Mentos, Jeff Croker, avocat méchu de Brittney Spears, le ninja noir qui s'auto-assomme, etc. Ces contenus stars ont pour dénominateur commun une volonté affichée de drôlerie et une facilité de consommation. Ce sont tous des vidéos, d'un format relativement bref (le temps d'une chanson...), ils requièrent donc, selon le désormais célèbre mot de Patrick Le Lay "un minimum de temps de cerveau disponible".


Et que font pour s'en sortir les tenants de l'ancien système, les vrais stars avec du talent qui savent vraiment faire des trucs que les autres ne savent pas faire ? Eh bien ils récupèrent. C'est ce que vient de faire Weezer, gentillet groupe pop étatsunien qui tire son public d'ados connectés pas la manche en lui citant ses propres références : le gros qui fait du play-back, M. "leave her alone" et sa mèche, les savants Mentos, les filles qui dansent sur Daft Punk, ...


Voici donc le Web 2.1, où les vrais patrons reprennent le pouvoir et se réapprorpient en la désinfectant la puissance virale du système. J'écris ce billet le 29 mai au matin, il est 8:30, la vidéo de weezer a été mise en ligne le 23 mai, elle compte déjà plus de quatre millions de visionnages. Alexander Bard et Jan Söderqvist, dans les Netocrates, affirment à raison que les vrais maîtres du monde futur ne seront pas les producteurs ou les diffuseurs de contenus mais  ceux qui auront la maîtrise de l'accès à ces  contenus : moteurs de recherche, d'indexation, outils de tagage et de qualification, groupes d'experts/validateurs de contenus, agrégateurs thématiques, agents intelligents, moteurs sémantiques et d'autres qui restent à inventer. Ce n'est donc plus le flux mais sa domination qui devient monétisable.


En attendant, l'ancien monde se maquille comme une jeune pute, met son Wonderbra et fait danser les cons.


 

[edit du 30 mai, j'ai rajouté quelques lignes complémentaires aujourd'hui]

[re-edit du 30 mai, à 14 heures, nous en sommes à 4540000 visionnages de la vidéo]

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