Skatepark de Bordeaux, les débuts d'AR dans la carrière de freestyler...
Bilan : 7 points de suture et une vraie tronche de pirate.
Comme disait Raymond Poulidor, mon maître, "on fera mieux la prochaine fois".
Passés les premiers hurlements, il a été assez enchanté de voir arriver le camion des pompiers et d'avoir le totale : sirène, gyrophare, brancard et points de suture. L'anesthésiste lui a
demandé de penser très fort à son héros de dessin animé préféré en lui promettant qu'il le verrait apparaître grâce au ballon magique. Malheureusement, il n'a pas vu Sangoku. Les adultes sont
des traîtres.
Ce midi, déjeuner de couilles. Quatre garçons dans le vent au restau. CSP+ bienvenues, carte gold à la fin, vieil
armagnac offert par le patron. Le curieux et rare sentiment d'être un adulte, enfin de ressembler à nos pères.
De cela il est ressorti qu'on aime de belles femmes et qu'on en épouse de moches. Que Saul de Tarse n'était pas vraiment
cool alors que Maître Eckart, oui. Que les cultureux subventionnés sont tous des pédés. Que la mécanique est un sport d'intellectuels. Que voir la Grande vadrouille quand on est allemand et qu'on
a six ans, c'est dur. Que Tarbes est parfois un paradis. Que le pays basque c'est beau, surtout bourré. Que le corse est fier mais un peu arriéré. Que le plus grand mauvais film de l'histoire du
cinéma américain est La caravane vers le soleil. Qu'il est bon de supporter l'équipe qui perd surtout quand c'est Agen. Qu'il n'est même pas envisageable d'être de droite. Que l'âge
venant, on va passer à la raquette argentine parce que la pala, ça va trop vite. Que La Bastide, c'était mieux avant. Que les montagnards sont là. Que Tristram Shandy, c'est de la balle.
Que finalement le numérique, c'est aussi bien que l'argentique, le risque et sa poésie en moins. Que L'homme sans qualité, c'est tellement chiant que même Musil n'a pas pu le finir.
Qu'il faudrait qu'on lise Le ventre des philosophes de Michel Onfray et que la prochaine fois on essayera de moins boire.
Top bannière, top affiche et top casting pour cette expo qui démarre aujourd'hui à la Galerie Yves Laroche, de Montréal. Laroche a invité 30
des meilleurs tatoueurs de la planète à proposer une ou plusieurs oeuvres. La plupart ont évité le modèle tattoo pour puiser dans leur univers plastique et proposent des huiles, acryliques ou
plurimédia assez convaincants, même si on reste dans un univers très illustratif en bidimensionnel. Y'a forcément du crâne (celui de Phil Holt est assez canon, du Rembrandt sous acides), de
la vanité, du morbide et du Rock and Roll. Donc c'est à voir.
PS. J'en profite pour passer un message personnel : je suis à la recherche d'images des oeuvres d'un tatoueur américain à moité fou qui
oeuvrait il y a une dizaine d'années. Son nom était - je crois - Dave Loom (non, pas Philip Leu !). il était spécialisé dans le n'importe quoi : des colliers de pénis coupés tatoués autour du cou
de sa femme, des svastikas, toujours à base de kikis tranchés, des torses complets représentant un toast en flammes éjecté par un grille-pain fou, etc... Je n'ai jamais rien retrouvé de ce mec...
l'aurai-je rêvé ? Si toi aussi tu connais Dave Loom ou quelqu'un qui s'en approche, préviens-moi.
La fréquentation assidue et pluriquotidienne de l'excellent Juxtapoz, sorte de Pitchfork des arts
graphiques m'a fait découvrir Eric Joyner, dont j'accrocherais bien un tableau la la maison.Je
vous laisse découvrir son boulot...
En Europe, le genre était presque ignoré, sinon des spécialistes. Aux USA, mis à part quelques bouseux et une poignée d'universitaires chasseurs de sons, plus
personne ne s'intéressait à la musique folk des origines, chansons de tradition anglaise ou irlandaise mâtinées de rythmes noirs (lire à ce sujet le passionnant et provocateur bouquin de Nick
Tosches, Blackfaces, sur lesminstrelsaméricains). Le genre recèle quand même quelques pépites qui
méritent davantage qu'un intérêt historique, dont John Jacob Niles (photo ci-dessous). En écoutant certains morceaux trouvés sur le
site qui lui est consacré (Go away from my window...), on devine où Dylan a trouvé ce phrasé nasal et
cette scansion qui ont fait sa renommée... Va vraiment falloir que je m'intéresse à ça, un de ces jours.
Où qu'on soit, d'où qu'on vienne, on est toujours habité par des souvenirs d'enfance, don bon nombre sont liés à l'école. En Fance comme
ailleurs, on aime revenir sur les lieux de nos crimes et de nos humiliations. Une forme de vengeance, peut-être...
L'image provient deShorpy.com, elle a été prise en 1962, avec un petitRetinette(un petit appareil doté d'un 50mm (ou 45mm) qui restituait à peu près le même
champ de vision qu'un oeil humain).Les commentaires de ce post valent vraiment le coup...
Je pourrais m'étendre sur l'obscénité du propos et de l'attitude. Je pourrais gloser à l'envi sur le merveilleux pouvoir du Web dans la
diffusion d'images qui seraient restées inaperçues dans l'immensité du flot cathodique. Mais, et Dieu sait que j'ai trouvé indigne la campagne de dénigrement systématique dont notre président à
fait l'objet durant les mois qui ont suivi son élection, préférant au pilonnage aveugle une critique construite et fondée sur les actes politiques de l'ex maire de Neuilly. Peu
m'importaient les Ray-Ban, la Rolex, les yachts, la chérie top-model et les amis milliardaires. Les sans-papiers, la paquet fiscal, les mesures contre les demandeurs d'asile, les quotas : c'était
ça la réalité Sarkozy, pas le stylo d'Angela Merkel. Mais devant ces images, tout ce qui m'est venu à l'esprit, c'est : "Quel pauvre con !".
Tu rêves d'être une légende, mais tu ne veux pas des inconvénients de la célébrité ?
Deviens une star underground !
C'est simple. Tu n'as pas besoin de connaître la musique puisque tu seras chanteur (se). Je te fais confiance pour le look, il s'agit simplement de t'habiller n'importe comment en t'appliquant
bien à ne rien porter qui soit à la mode. Pour les paroles, un manuel d'atelier pour tracteurs agricoles allemands de l'est, pour peu que tu en hurles les textes, fera très bien l'affaire.
Venons-en maintenant au plus délicat : le nom du groupe, le titre de votre premier 'album et l'image de la couve du CD.
Solution 1 : réunir un pool de cadors de la scène rock et du marketing spécialisés dans les produits alternatifs, genre pré-trend, ultra
rares. De ces mecs qui font les produits de légende, comme le sel rose de l'Himalaya, que tu sais pas à quoi ça sert mais que tu te dois de posséder pour épater les amis ploucs quand tu daignes
les recevoir chez toi (ton patron, genre).
Avantages : aucun.
Inconvénients : Plein. En plus d'être particulièrement vorace, soiffard et territorialement dévoreur, le tendanceur marketeux est également sauvagement inefficace dans la construction des
légendes. Au mieux te fera-t-il accéder à ce bref instant de gloriole warholienne auquel tu as de toute façon statistiquement droit (moi, c'est quand je me suis retrouvé en photo derrière mon
patron sur la couve d'un suplément local de l'Usine Nouvelle) , mais d'accession au panthéon de la zique batcave, point. Tout ce que tu retireras de cela c'est un frigo vide, un bar vide, la
maison de campagne de tes parents, dans laquelle vous vous étiez réunis pour un week-end de tempête cérébrale, dévastée et squattée pendant deux mois, un compte en banque assimilable à un trou
noir et une déprime carabinée.
Solution 2 : La recette que je viens de trouver à l'instant et qui ne coûte rien à appliquer.
Etape 1 : le nom du groupe Nota. Tout ceci se fait bien sûr en anglais, les angloricains ont l'underground, nous n'avons que le sous-sol, c'est pas classe.
Tu cliques sur ce lienhttp://en.wikipedia.org/wiki/Special:Randomet
tu regardes le titre de l'article... C'est fait ? Tu as le nom de ton groupe.
Pour moi, c'est Helatrobus
Etape 2 : Le titre du premier album
Tu cliques sur ce lienhttp://www.quotationspage.com/random.php3et tu
vas au bas de la page. Tu choisis les quatre derniers mots de la citation du bas.
En ce qui me concerne; c'est You against the present
Etape 3 : L'image de la couve du disque.
Note. Pour plus de crédibilité, sortez d'abord un vinyl sur un label de Chicago ou de Detroit, éventuellement d'un bled industriel et TRES pollué du Mexique ; puis ensuite et seulement, un cd que
vous prendrez soin d'envoyer à Pitchfork et de mettre à disposition sur toutes les bonnes platerformes de téléchargement underground qui se respectent (principalement celles que tout le monde
connaît). Snobez Youtube, faites votre pub sur un réseau social spécialisé dans les solutions de nettoyage en entreprise.
Voila, nous avons donc réuni le matériau grâce à quoi nous bâtirons notre gloire posthume et la fierté de nos enfants (ou leur scepticisme, ça dépend).
Et voilà !
Tu auras noté le recadrage à l'arrache de l'image, l'emploi de polices de caractères illisibles ainsi que le choix des couleurs du texte et leur disposition. Mon toshop ne disposant pas d'option
"random", j'ai dû faire le montage en fermant les yeux. Le résultat est évidement ultra pré-tendance.
Ne me remercies pas, ça m'a fait plaisir.
Au fait, vous pouvez tenter l'expérience de votre côté et m'en faire partager les résultats. A vous de jouer...
[edit : j'ai corrigé le lien Flickr, ça devrait marcher maintenant. Désolé]
Chez vous je ne sais pas, mais chez moi,les créatures à quatre roues de chez Pixarse sont depuis longtemps invitées à notre
table, dans le salon, dans la véranda et bien entendu dans la chambre de l'aîné des Gremlins. Nous possédons donc dans l'ordre un Flash, un Doc, un Matter, un Chick et un King de belle facture. A
cela s'ajoute une panoplie de lanceurs, un circuit avec looping et l'inévitable assiette logotypée Cars. C'est vous dire si la déco chez nous est de bon goût ! Depuis ses deux ans A.R. se
passionne pour la geste américanienne de cette petite auto rouge. Au point qu'aujourd'hui, alors qu'il est âgé de bientôt cinq ans, il persiste à appeler la course automobile du nom générique de
Piston Cup. Pour lui, il existe deux catégories de bagnoles : les bouses, dont la Kangoo familiale et les Piston Cup, qui vont vite, font du bruit et sont autrement plus rigolotes à
fréquenter.
Alors que je me laissais aller à espérer que le sens des réalités lui reviendrait sous peu (vous savez, en grandissant), il m'est apparu
aujourd'hui,au hasard d'une recherche sur le
web, que c'était moi qui déconnait. En effet, et ces images le prouvent, Flash Mc Queen (Lightning Mc Queen, pour les anglophones)
existe réellement ; et non seulement lui mais également la ravissante et bleue métallisée Sally Carrera. Le couple a dailleurs été vu en compagnie de leur chaperon et camion Mack aux abords du
NASCAR Speedpark de Vaughan Mills.
Je dois donc me faire une raison et admettre que la réalité est bien telle que mon fils la décrit. Et si ces deux là font des petits, j'en
veux bien un.
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