Le vaste monde

Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 19:00
Oscar Wilde aurait dit, Dieu me protège de mes amis, mes ennemis je m'en charge.
Oscar Wilde avait raison...

Liste des Amis de Nicolas Sarkozy :

Jean-Marie Bigard (Oscar Wilde français)
Doc Gynéco (humoriste mou)
Johnny Hallyday (français belgo-suisse des Amériques)
Christian Clavier (Astérix en Corse)
Patrick Balkany (pervers mais maire)
Carla Bruni (chianteuse)
Brice Hortefeux (tour operator)
Alain Minc (futurologue myope)
Didier Barbelivien (non, rien...)
Bernard Laporte (hermétiste)
Pascal Sevran (mort)
...



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Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 09:33


La fréquentation assidue et pluriquotidienne de l'excellent Juxtapoz, sorte de Pitchfork des arts graphiques m'a fait découvrir Eric Joyner, dont j'accrocherais bien un tableau la la maison. Je vous laisse découvrir son boulot...


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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 07:58



En Europe, le genre était presque ignoré, sinon des spécialistes. Aux USA, mis à part quelques bouseux et une poignée d'universitaires chasseurs de sons, plus personne ne s'intéressait à la musique folk des origines, chansons de tradition anglaise ou irlandaise mâtinées de rythmes noirs (lire à ce sujet le passionnant et provocateur bouquin de Nick Tosches, Blackfaces, sur les minstrels américains). Le genre recèle quand même quelques pépites qui méritent davantage qu'un intérêt historique, dont John Jacob Niles (photo ci-dessous). En écoutant certains morceaux trouvés sur le site qui lui est consacré (Go away from my window...), on devine où Dylan a trouvé ce phrasé nasal et cette scansion qui ont fait sa renommée... Va vraiment falloir que je m'intéresse à ça, un de ces jours.

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Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /Sep /2008 15:40


Où qu'on soit, d'où qu'on vienne, on est  toujours habité par des souvenirs d'enfance, don bon nombre sont liés à l'école. En Fance comme ailleurs, on aime revenir sur les lieux de nos crimes et de nos humiliations. Une forme de vengeance, peut-être...

L'image provient de
Shorpy.com, elle a été prise en 1962, avec un petit Retinette (un petit appareil doté d'un 50mm (ou 45mm) qui restituait à peu près le même champ de vision qu'un oeil humain). Les commentaires de ce post valent vraiment le coup...
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 14:18


Je pourrais m'étendre sur l'obscénité du propos et de l'attitude. Je pourrais gloser à l'envi sur le merveilleux pouvoir du Web dans la diffusion d'images qui seraient restées inaperçues dans l'immensité du flot cathodique. Mais, et Dieu sait que j'ai trouvé indigne la campagne de dénigrement systématique dont notre président à fait l'objet durant les mois qui ont suivi son élection, préférant au  pilonnage aveugle une critique construite et fondée sur les actes politiques de l'ex maire de Neuilly. Peu m'importaient les Ray-Ban, la Rolex, les yachts, la chérie top-model et les amis milliardaires. Les sans-papiers, la paquet fiscal, les mesures contre les demandeurs d'asile, les quotas : c'était ça la réalité Sarkozy, pas le stylo d'Angela Merkel. Mais devant ces images, tout ce qui m'est venu à l'esprit, c'est : "Quel pauvre con !".
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 16:23


J'ai besoin de repos... Je reviens dans 15 jours.
Amusez vous bien.


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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 10:07
Un truc idiot trouvé sur l'excellent blog cinématographique "http://somecamerunning.typepad.com".

Tu rêves d'être une légende, mais tu ne veux pas des inconvénients de la célébrité ?
Deviens une star underground !

C'est simple. Tu n'as pas besoin de connaître la musique puisque tu seras chanteur (se). Je te fais confiance pour le look, il s'agit simplement de t'habiller n'importe comment en t'appliquant bien à ne rien porter qui soit à la mode. Pour les paroles, un manuel d'atelier pour tracteurs agricoles allemands de l'est, pour peu que tu en hurles les textes, fera très bien l'affaire.

Venons-en maintenant au plus délicat : le nom du groupe, le titre de votre premier 'album et l'image de la couve du CD.

Solution 1 : réunir un pool de cadors de la scène rock et du marketing spécialisés dans les produits alternatifs, genre pré-trend, ultra rares. De ces mecs qui font les produits de légende, comme le sel rose de l'Himalaya, que tu sais pas à quoi ça sert mais que tu te dois de posséder pour épater les amis ploucs quand tu daignes les recevoir chez toi (ton patron, genre).

Avantages : aucun.

Inconvénients : Plein. En plus d'être particulièrement vorace, soiffard et territorialement dévoreur, le tendanceur marketeux est également sauvagement inefficace dans la construction des légendes. Au mieux te fera-t-il accéder à ce bref instant de gloriole warholienne auquel tu as de toute façon statistiquement droit (moi, c'est quand je me suis retrouvé en photo derrière mon patron sur la couve d'un suplément local de l'Usine Nouvelle) , mais d'accession au panthéon de la zique batcave, point. Tout ce que tu retireras de cela c'est un frigo vide, un bar vide, la maison de campagne de tes parents, dans laquelle vous vous étiez réunis pour un week-end de tempête cérébrale, dévastée et squattée pendant deux mois, un compte en banque assimilable à un trou noir et une déprime carabinée.

Solution 2 :  La recette que je viens de trouver à l'instant et qui ne coûte rien à appliquer.

Etape 1 : le nom du groupe
Nota. Tout ceci se fait bien sûr en anglais, les angloricains ont l'underground, nous n'avons que le sous-sol, c'est pas classe.
Tu cliques sur ce lien
http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random et tu regardes le titre de l'article... C'est fait ? Tu as le nom de ton groupe.

Pour moi, c'est Helatrobus

Etape 2 : Le titre du premier album
Tu cliques sur ce lien
http://www.quotationspage.com/random.php3 et tu vas au bas de la page. Tu choisis les quatre derniers mots de la citation du bas.

En ce qui me concerne; c'est You against the present

Etape 3 : L'image de la couve du disque.
Note. Pour plus de crédibilité, sortez d'abord un vinyl sur un label de Chicago ou de Detroit, éventuellement d'un bled industriel et TRES pollué du Mexique ; puis ensuite et seulement, un cd que vous prendrez soin d'envoyer à Pitchfork et de mettre à disposition sur toutes les bonnes platerformes de téléchargement underground qui se respectent (principalement celles que tout le monde connaît). Snobez Youtube, faites votre pub sur un réseau social spécialisé dans les solutions de nettoyage en entreprise.

Pour l'image, rendez-vous ici :
http://www.flickr.com/explore/interesting/7days/ et choisis la neuvieme image. Ce qui dans mon cas donne :



Voila, nous avons donc réuni le matériau grâce à quoi nous bâtirons notre gloire posthume et la fierté de nos enfants (ou leur scepticisme, ça dépend).

Et voilà !



Tu auras noté le recadrage à l'arrache de l'image, l'emploi de polices de caractères illisibles ainsi que le choix des couleurs du texte et leur disposition. Mon toshop ne disposant pas d'option "random", j'ai dû faire le montage en fermant les yeux. Le résultat est évidement ultra pré-tendance.

Ne me remercies pas, ça m'a fait plaisir.

Au fait, vous pouvez tenter l'expérience de votre côté et m'en faire partager les résultats. A vous de jouer...



[edit : j'ai corrigé le lien Flickr, ça devrait marcher maintenant. Désolé]


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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 08:00
Chez vous je ne sais pas, mais chez moi, les créatures à quatre roues de chez Pixar se sont depuis longtemps invitées à notre table, dans le salon, dans la véranda et bien entendu dans la chambre de l'aîné des Gremlins. Nous possédons donc dans l'ordre un Flash, un Doc, un Matter, un Chick et un King de belle facture. A cela s'ajoute une panoplie de lanceurs, un circuit avec looping et l'inévitable assiette logotypée Cars. C'est vous dire si la déco chez nous est de bon goût ! Depuis ses deux ans A.R. se passionne pour la geste américanienne de cette petite auto rouge. Au point qu'aujourd'hui, alors qu'il est âgé de bientôt cinq ans, il persiste à appeler la course automobile du nom générique de Piston Cup. Pour lui, il existe deux catégories de bagnoles : les bouses, dont la Kangoo familiale et les Piston Cup, qui vont vite, font du bruit et sont autrement plus rigolotes à fréquenter.

Alors que je me laissais aller à espérer que le sens des réalités lui reviendrait sous peu (vous savez, en grandissant), il m'est apparu aujourd'hui, au hasard d'une recherche sur le web, que c'était moi qui déconnait. En effet, et ces images le prouvent, Flash Mc Queen (Lightning Mc Queen, pour les anglophones) existe réellement ; et non seulement lui mais également la ravissante et bleue métallisée Sally Carrera. Le couple a dailleurs été vu en compagnie de leur chaperon et camion Mack aux abords du NASCAR Speedpark de Vaughan Mills.


Je dois donc me faire une raison et admettre que la réalité est bien telle que mon fils la décrit. Et si ces deux là font des petits, j'en veux bien un.




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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 13:21

Je suis un peu débordé cette semaine, donc pas de post philosophico-mécanique sur les vertus existentielles du double à cames en têtes. Toutefois...
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 00:00

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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 08:48
Ce qu'il y a de merveilleux avec les fils RSS, c'est qu'ils  vous réservent ent parfois quelques merveilleux moments de détente :



Merci le Monsieur chauve, merci Jean-Claude.

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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 00:00
Non, mais c'est juste parce que j'avais trouvé un joli titre et que je voulais pas le gâcher.

Pis aussi parce que ça :


Cans festival

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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 17:39

La politique m'intéresse mais je ne sais pas en parler. J'ai certes, comme on dit, une sensibilité ; c'est-à-dire que je me sens globalement proche d'une certaine frange d'un certain parti sans toutefois en épouser toutes les analyses, encore moins toutes les postures. Cette sensibilité évolue au fil du temps. Il me semble que, l'âge aidant, je suis de plus en plus sensible aux incivilités et à cette curieuse inaptitude, dont nous faisons tous preuve un jour ou l'autre, à partager équitablement l'espace public. Paradoxalement, j'ai un petit fonds (une lie) nationaliste que je pourrais qualifier de « chauvin » mais je respecte les droits des peuples à vivre leur culture de la manière la plus paisible possible tant que cela n'entre pas en contradiction avec les lois nationales, et cela où qu'ils se trouvent. Pour être plus clair, j'aime, en France, entendre parler wolof, basque, anglais, espagnol, occitan ou picard mais je n'admets pas l'excision des petites filles, le racket révolutionnaire, le grégarisme crétin ou ce curieux nationalisme rouge-brun qui se dissimule sous les oripeaux d'un régionalisme bon teint.

D'un autre côté, bien que partisan de la libre entreprise comme des libertés en général tant qu'elles sont exercées en conscience et sans porter atteinte à autrui, j'ai un penchant pour ce que j'oserai appeler une social-démocratie bien comprise. L'argent ne me dégoutte pas, j'essaye simplement d'y voir un moyen plutôt qu'une fin et je me fais fort de ne jamais juger quiconque à l'aune de ses revenus. En parlant d'argent, je suis tout à fait favorable à l'impôt et rien ne m'agace plus que l'hypocrisie de ceux qui regrettant le niveau des contributions directes et indirectes pratiquées en France et réclamant à grands cris une baisse drastique des impôts demandent dans le même temps une meilleur qualité des soins médicaux, des routes mieux entretenues, des cours de langues pour leurs enfants en maternelle et une baisse du prix des billets de trains. L'impôt est juste, j'en suis convaincu, et globalement bien employé.

Voilà qui fait de moi le portrait d'un brave petit démocrate bien-pensant. Conscient de correspondre ainsi à un archétype bobo qui fait de moi un presque caricature, j'ai pris soin de ne pas m'abonner à Télérama. C'eût été un peu trop, même à mon goût.

Le foot, en revanche m'intéresse peu. J'en comprends mal les subtilités et regarder l'ensemble d'un match à la télévision a toujours été au dessus de mes forces. Le seul contact régulier et attentif que j'avais avec ce sport était le blog d'Erwan Le Duc dont j'appréciais la culture, la liberté de ton, l'esprit singulier et la passion. Malheureusement, il semble qu'Erwan se soit lassé de ses billets quasi quotidiens et trouve peu d'intérêt à servir les mêmes commentaires sur un championnat national qui sombre dans l'ennui et un foot international qui manque cruellement de figures, tant les joueurs sont aujourd'hui devenus des marques, gérées précautionneusement par des managers fous de contrôle.

C'est pourquoi je n'ai rien vu de la finale de la Coupe de la Ligue ni de la banderole «Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis» qui y fut déployée à cette occasion par quelques supporters parisiens, dont le caractère enjoué et la finesse d'esprit sont notoires. Je n'en ai rien vu et à vrai dire, je n'en ai pas grand-chose à foutre. Je trouve bien entendu cette « farce » absolument stupide et insultante mais qu'attendiez-vous que fissent cinq-mille fans de foot groupés dans un virage pour assister à un match dont ils se contrefoutent (car je vous le dis, les supporters encartés n'aiment pas le foot : ils aiment se retrouver entre eux et hurler. Quiconque a une fois dans sa vie assisté à un match au milieu de la foule des ultras massés dans un virage sait ce que je veux dire : il y a tant de drapeaux, de banderoles, de holas et de « danses » qu'on ne voit absolument rien de ce qui se passe sur le terrain) ?

Je n'ai commencé à m'intéresser à l'événement en voyant apparaître sur nos petits écrans le ban et l'arrière ban du petit monde politico-médiatique ; chacun, à droite comme à gauche, s'indignant à tours de bras de la vilenie de cette action et promettant mille tourments aux porteurs de l'élégant calicot rapidement assimilés à des tueurs en puissance, à des terroristes, à des enfants in vitro de Mesrine et Carlos (le maigre avec des grosses lunettes), à des nazis, la lie de l'humanité. A des..., à des... les mots me manquent.

J'ai par la suite eu l'occasion de lire deux ou trois articles sur la question, dont un de Mathieu Lindon qui s'amusait de l'émoi provoqué par « l'insulte » faite au ch'tis. J'aime bien les infos de seconde main et les analyses à froid. J'ai également su que cet émoi avait déclenché plusieurs enquêtes et secoué la magistrature qui, de concert avec une police surmotivée avait mis en place une traque au supporter crétin avec analyses ADN et perquisitions au siège des Boulogne Boys, auteurs supposés de cette délicate invective. Il faut remonter au vol du scooter du fils Sarkozy pour trouver un tel déploiement policier. Sauf que cette fois, bien entendu, l'heure est grave : on vient de découvrir que les supporters du PSG sont des cons.

Tout ce que cela m'inspire, c'est que j'eusse aimé voir tout ce beau monde politique et sportif, à plus forte raison celui qui est au pouvoir, s'indigner aussi fort devant les expulsions d'immigrés en situation irrégulières, devant les quotas, devant les charters, devant M. Hortefeux petit soldat obéissant et têtu, devant M. Sarkozy et son cynisme de parvenu, son inculture et sa rhétorique de garçon de café. J'eusse également apprécié que Madame Nathalie Kosciusko-Morizet démissionnât de son poste de potiche alibi, emmenant avec elle Madame Yade, démontrant ainsi que leurs convictions valaient plus cher que leur place. J'eusse aimé que la gauche cessât enfin ses disputailles de cour de récré et nous ponde enfin un programme couillu dans lequel il serait écrit noir sur blanc que l'immigration n'est pas un problème et que la libre circulation des biens et des personnes est l'un des droits inaliénables de l'humanité (oui, je sais, je suis d'une naïveté...). Et pour finir, j'aimerai que le papa de la petite Z., aux cheveux de jais qui partage la classe de mon fils, finît enfin de me demander pourquoi on lui demande des papiers quand il veut un emploi et d'avoir un emploi quand il veut des papiers. Je voudrais le croiser un jour dans une fourgonnette sur les flancs de laquelle son nom serait inscrit, me faire bonjour de la main par la fenêtre, et pas ce petit signe de tête discret et fuyant qu'il emploie dans la rue quand il amène ou vient chercher sa gosse. Mais tout ce que nous avons à lui proposer, c'est une France où les généralistes se défilent quand un malade CMU se présente à eux, une France qui croit que Jean-Pierre Pernaud est vraiment journaliste, une France qui veut « redonner sa valeur au travail » mais qui estime toujours payer trop cher ce qu'elle s'offre, une France qui regarde s'envoler les charters et s'offusque quand un groupe de cinquante connards déploie une banderole insultante, une France qui part en vacances en Tunisie et reste enfermée dans son village-club, une France qui élit un épicier à berger allemand qui se prend pour Napoléon, une France près de ses sous, une France où tout le monde à des droits mais où nul n'a de devoirs. C'est cette France que je vais laisser à mes gosses, cette France qui m'a faite, que j'aime et que je voudrais parfois gifler.

Bon, j'en ai fini avec mes stances, demain on parlera un peu de motos...

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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 10:31
Vladimir est à la une !Comme toute naissance princière, celle de Vladimir a abondamment été relayée par la presse people et fait l'événement en ligne : une actu figure en home d'un des sites les plus fréquentés par le père de son altesse et ses camarades : ici. C'est gentil non ?
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 23:56
Réveil à 5 heures du mat par madame qui m'annonce qu'il va falloir y aller. La veille, elle m'avait pourtant assuré qu'elle ne le sentait pas pour cette semaine. Conclusion : ne jamais faire confiance aux femmes, surtout à la sienne.

05:05 Téléphonage en urgence aux parents pour qu'ils viennent garder l'aîné.

05 : 30 Arrivée des parents et départ vers la clinique. Tout va bien.

06:00 Arrivée à la clinique. Tout va bien.

06:05 Arrivée de la sage-femme. Tout va bien.

06:10 Entrée dans la salle de naissance. Au menu : baignoire pour bain relaxant aux huiles essentielles, ballon de travail, barres murales pour s'accrocher pendant les contractions, table d'accouchement, oreillers garnis de billes de plastique à cramponner quand ça fait trop mal, harnais en tissus colorés pour "démouler le bébé", musique douce, diffuseur d'huiles essentielles, tabouret pour le papa. Je m'assieds. Tout va bien.

06:15 A. a des contractions toutes les cinq minutes et s'agrippe à moi. Même pas mal.

06:16 I. (la sage-femme) m'enjoint à masser le coccyx de ma femme pour la soulager durant les contractions. Je masse. C'est fatigant.

06:20 A. Veut marcher. Elle marche. Je reste assis parce que j'ai peur qu'on me pique mon tabouret.

06:30 Début du travail. C'est un peu tôt pour moi, je n'ai pas l'habitude.

07:00 A. perd les eaux. Heureusement qu'elle n'a pas fait ça à la maison. Personne ne nettoie. Je ne sais de toute façon pas où ils ont rangé la serpillère et puis c'est pas chez moi, ici.

07:15 Y'a rien à lire, je m'ennuie un peu. A. continue à avoir des contractions très douloureuses. Elle a toujours été douillette. I. dit à A. d'accueillir la douleur en elle et de la canaliser vers son bassin. J'essaye de visualiser le topo et je rigole. A. et I me regardent...

07:30 A. a choisi une position à quatre pattes pour la durée du travail, ça l'aide à mieux "accueillir la douleur". Du coup, je dois recommencer à lui masser le coccyx. C'est fatigant mais ça m'occupe.

07:45 A. veut prendre un bain. I. met le bain à couler. J'ai envie de faire pipi.

07:50 Le bain est prêt, A. S'y plonge. Ça la soulage. Moi aussi. J'avais un peu mal au bras à force de la masser.

08:00 A. veut sortir du bain parce qu'elle a envie de pousser. Même dans les moments les plus essentiels, les femmes sont d'une inconstance qui me confond.

08:01 A. pousse. Je récupère enfin mon tabouret et je l'encourage.

08:40 Vladimir est né. Il est beau mais un peu gluant. Il me ressemble sauf qu'il est gluant quand même.

08:41 Pendant que I. et A. font leurs trucs de filles (expulsion du placenta, examen du placenta, petit ménage), je prends Vladimir dans mes bras et je le regarde et je le touche et je l'embrasse et je lui parle. Nous n'aurions pas du lui donner un prénom étranger, je ne comprends pas ce qu'il dit. Je suis magnanime et ne lui tiens pas rigueur.

09:00. A. est dans la chambre et je m'occupe de la parerasse administrative : sécu, mutuelle et déclaration de naissance. Contrarié par le défaut de communication entre mon puiné et moi, je décide qu'il s'appellera désormais ElvisAaron Marvin (je parle anglais) et le déclare officiellement comme tel. Je dois échafauder une stratégie de défense pour justifier cela devant A. Dans l'intervalle je continuerai de l'appeler Vladimir.

09:15 Je retourne voir A et Vladimir dans la chambre. A. l'accapare sournoisement en lui offrant son sein. En bon fils de son père Vladimir ne résiste pas. Je suis d'humeur généreuse et abandonne TEMPORAIREMENT mon territoire à mon fils. Mon tour reviendra, je le sais.

09:30 Vladimir s'est endormi et, Ô joie, je découvre un vieil exemplaire de Wild que j'avais oublié au fond de la valise. A. manquant un peu de conversation, je vais prendre un café, téléphoner à mes parents et beaux-parents en leur interdisant d'approcher à moins de dix kilomètres de la clinique dans les 24 heures qui viennent, appeler quelques copains afin qu'ils rappliquent de suite et fumer une clope.

C'est un premier avril, c'est ma fête, c'est une belle journée.
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