Jeudi 31 juillet 2008
On va la faire simple.

Hier soir, beau temps, pas d'orages en vue sur l'Aquitaine, je décide d'aller rejoindre ma douce et les enfants au Cap-Ferret. 60 km de lignes droites certes, mais je me dis que ça va décrasser un peu les poumons de mémère et les miens par la même occasion parce que depuis la naissance du dernier gremlin, le temps consacré à la moto ou aux loisirs en général a fondu comme un Magnum chocolat pistache au soleil.

Ma desmobylette, 'elle ressemble à ça (en mieux !)
Photo : Tony Barber (Bikez.com)



Dès le départ, je sens que ça ne vas pas : elle tousse, broute, cafouille un peu. Je mets ça sur le compte de la chaleur et je trace en me promettant de faire faire un bon réglage carbus, ça doit être un peu trop riche. Arrivé à peu près à mi-chemin, alors que la voie rapide et ses excès de vitesse caractérisés se dessinent à l'horizon, BRRAAAAAOOOOOOOOoooooooopfuit ! plus rien.

Arrétage sur le bord de la route, démontage des bougies, elles sont noires, trop riche que je me dis en moi même, frottage des bougies, pschittage de start pilot, serrage des bougies, vérifiage qu'il y a bien de l'essence dans le réservoir et que cette p@%#¤n de pompe marche bien, tentativage de démarrage : RIEN.

- Les carbus, me dis-je in petto, debout comme un con sur le bord de la route, en plein soleil, vaguement ventilé par le souffle diésélisé des poids lourds qui me frôlent.

Mais j'ai pas les outils pour démonter.

Je téléphone à ma femme qui accueille la nouvelle sans réelle surprise et vient me chercher. En chemin, nous convenons que, dès potron-minet le lendemain matin, elle m'emmènera récupérer la moto et qu'à l'aide des outils de bon-papa je remettrai de l'ordre dans tout ça et les poussières des carbus à leur place (dehors !).

Ce matin, donc, nous partons gaiement sous le soleil naissant comme seul sait naître un soleil sur le bassin d'Arcachon, chargeant l'air saturé de l'aube d'une lumière floue et vibrante aux tons pastels qui vous font remonter aux temps de Coctecau et Radiguet à Piquey pour peu que vous fassiez abstraction des quinze lignes de corps-morts auxquels sont amarrés des centaines de promène-connards surmotorisés - mais j'arrête, je m'énerve - en écoutant à la radio une émission sur François Truffaut, la journée commençait bien.

Cela n'a évidemment pas duré.

1 - Les outils de Bon-Papa n'allaient pas.
2 - La moto n'a pas voulu démarrer.
3 - Zone-Rouge n'avait pas de camion de dépannage.
4 - Ils ont gentiment proposé de me prêter une remorque
5 - Mais j'ai pas de boule (enfin si, mais pas ce modèle là, un autre modèle, génétiquement fourni par paire et qui, en passant, a considérablement gonflé depuis ce matin)

Nous sommes donc repartis, Moumoune et moi, au Ferret chercher une autre bagnole avec une boule, elle. Nous sommes revenus avec la bagnole et sa boule. Nous avons attelé la remorque. Nous sommes repartis en sens inverse chercher la moto que nous avons mis sur la remorque. Nous sommes encore repartis en sens inverse du sens inverse pour déposer la moto chez Zone Rouge où, en passant toujours, l'heure de main d'oeuvre est à 52 roros TTC.

Nous sommes arrivés chez Zone Rouge, il était midi passé de dix minutes. C'était fermé.
Ouverture à quatorze heures.

Il faisait chaud, aussi chaud qu'il peut faire chaud un 31 juillet à midi dix au beau milieu d'une zone d'aménagement concerté posée dans le Sud-Ouest

On est allés au Mac Do. J'ai pris un truc au bacon, une pauvre salade et un Coca zéro, un peu comme mon moral.

A quatorze heures, retour chez le concess, dépose de la moto, enregistrement de la moto, prise de rendez-vous (troisième semaine d'août !), ma femme repart vers l'océan. Je vais enfin pouvoir aller au boulot.

J'attends un bus.
J'attends un bus.
J'attends un bus.
Je prends un bus, puis le tram, puis mes jambes à mon cou et j'arrive au taf.
Il est 15 heures 30. Je suis en nage, je pue et j'ai les mains sales.

En bref, ce matin, j'ai mis 8 heures pour aller du bassin d'Arcacon au centre ville de Bordeaux.

Je vais chercher l'email du Guinness des records pour voir s'il n'y a pas un truc à faire homologuer, là.



Note. Ce billet à également été publié sur
Moto-Station ; j'aime bien me faire plaindre...
Par VonSontag - Publié dans : Bielles chaudes
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Jeudi 31 juillet 2008
D'un côté, il y a tout cet aspect French Touch avec ces sons électro 80's volontairement ringards, genre "c'était l'époque bénie de la dance électronique pré-digitale", cette mélancolie et cet oxymorique hédonisme dépressif trop chic dans l'attitude tu vois que nous envient ces gros boeufs d'américains surtout ceux qui sont nés après l'avènement des Pet Shop Boys. Il y a aussi cette idée que ce mec là ne doit pas forcément rigoler très souvent, j'en sais rien, une idée comme ça.

Pis de l'autre, c'est quand même vachement bien, ce truc... Je crois bien que j'ai trouvé la bande-son des vacances.







Note. A compter de maintenant, toute personne employant le terme "oxymorique" me doit de l'argent.
Par VonSontag - Publié dans : Whatever
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