Publié le 23 Décembre 2011

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Elle habite avec nous depuis maintenant plus de dix ans, la Joujouille. Elle porte son nom générique, n’a jamais été prénommée, c’est Joujouille, c’est tout.


J’étais alors en vacances dans le sud de la France avec celle qui est devenue depuis ma femme et la mère de nos enfants. Nous visitions un petit village nommé Villerouge des Corbières avec son inévitable marché d’inévitables artisans (poteries immondes, peintres à deux balles, fabricants d’objets en cuir, …) répartis dans des échoppes autour de l'inévitable chateau en ruines. C’est dans l’une d’elle que nous avons rencontré ce jeune couple qui présentait une curieuse exposition de poupées de chiffons. Fabriquées selon la même méthode avec ce qui semblait être des chutes de tissus et de la ficelle, les poupées étaient assemblées en rideaux en fonction, semblait-il, de leur couleur dominante.


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La jeune femme qui nous guidait dans l’expo nous raconta l’histoire de ces joujouilles et de l’artiste qui les fabriquait, sa mère, Carol Houssais.

Tôt abandonnée par sa mère, Carol  fut, vers l’âge de 4 ans, placée dans une famille d’accueil qui la traitait fort mal. Livrée à elle-même, trainant un retard de développement mental et d’innombrables maux physiques, sa présence était tolérée dans le hameau pour la seule raison que l’assistance publique versait à sa famille d’accueil une faible indemnité qui arrondissait un peu les fins de mois.

Un jour, elle devait avoir sept ans, un colis fut déposé par le facteur qui contenait quelques vêtements, un ou deux jouets ainsi qu’une vieille poupée Bella dont l’enfant s’empara et qu’elle souilla et détruisit en quelques jours. Elle en conserva les reste qu’elle rangea dans une boîte dissimulée dans sa cabane secrète au creux d’un roncier inaccessible aux adultes. De ces restes elle fabriqua une nouvelle poupée, chiffons sales, ficelle de chanvre, qu’elle baptisa Joujouille. 



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40 ans plus tard, en 1999, à la mort de sa mère, Carol Houssais a ressenti l’impérieuse nécessité de retrouver les gestes de son enfance qui lui avaient permis de fabriquer cette première compagne. Près de 20 000 poupées plus tard, les joujouilles sont devenues sa grande œuvre. Assemblées en rideaux, en processions, âmes tristes ou drôles de lutins, petites ou grandes mais toujours sans visage, elles accompagnent leur créatrice d’expo en expo, lui permettent de raconter sa très pénible enfance, de partager sa douleur d’alors, sa renaissance et ses bonheurs d’aujourd’hui.


Nous décidâmes alors d’en adopter une, elle vit depuis avec nous. Nous sommes les parents adoptifs d’une joujouille sans visage et sans nom qui officie à la maison comme une sorte de lare bienfaisant, veillant sur nos enfants, assise sur la cheminée du salon. Elle ne prend pas beaucoup de place physiquement, mais chaque fois que je la vois, je repense à ce village, à ce jeune couple, à cette femme, à son histoire et je me sens heureux d'avoir pu, très modestement contribuer à transmettre un peu de la leçon qu'elle m'a apprise.


 

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Sources

Vous pouvez lire l'histoire de Carol écrite de sa main sur le site du Hang-Art.

De nombreuses photos sont disponibles sur le Flickr des joujouilles.

Les joujouilles ont également un blog qui n'est malheureusement plus actualisé depuis 2009.


 

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Publié le 19 Décembre 2011

Pilote de GP dans les années 50, Keith Bryen a eu l'excellente idée de conserver de cette époque ainsi que de l'ensemble de sa carrière un très grand nombre de clichés photographiques dont il a confié la numérisation au tenancier du remarquable Velobanjogent (qui comme son nom l'indique est spécialisé dans la documentation intensive de l'histoire de Velocette ainsi que dans la musique Dixie). J'ai piqué quelques images sur ce site où vous trouverez une collection beaucoup plus complète couvrant aussi bien la brêve carrière européenne que la longue épopée des courses aux antipodes. 

 


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Publié le 14 Décembre 2011

Visiblement ça rapporte bien de faire marchand de t-shirts... Mr. Glory, Justin de son prénom, planque dans son garage deux meules de sa collection qui ne sont rien d'autre qu'une quasi intouchée Vincent Rapide de 1939 et une très retouchée Black Shadow, probablement de 1953 (si j'ai bien compris la nomenclature des numéros de série détaillée ici) et ultérieurement transformée en dragster, ce qui fut le cas d'une bonne partie des Vincent exportées vers les amériques une fois qu'elles y furent passées de mode.

Heureusement pour nous, un photographe passait par là qui s'empressa de voler quelques clichés qu'à mon tour je lui dérobais...

 

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Source des images : Mister Cooper

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