Lundi 8 décembre 2008
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Même la grosse déconnade, les japonais la prennent au sérieux. D'ordinaire, quand il s'agit d'un kustom show, on a droit
aux deux extrêmes : soit le truc super huilé encadré et financé par de gros marchands de pièces aftermarket ou par la Company elle-même, et là, c'est peu dire qu'on rigole moyennement ; soit le
gros truc bordélique avec ex-skatepunks défoncés et leurs machines étranges. Aux USA, il semble que, la seconde formule soit le off de la première. La Daytona bike week est aisni accompagnée de
plusieurs salons paralèlles dans lesquels se retrouvent celles et ceux qui ne parviennent plus à se reconnaître dans les shows officiels.
Mooneyes est une institution japonaise : un gigantesque bouclar, doté d'un bar, d'un restau, de plusieurs
boutiques thématiques : hot-roding, motos, fringues, accessoires mené de main de maître par son fondateur. On trouve pas moins de six lieux différents auxquels s'ajoute une branche
américaine.
Mooneyes organise donc chaque année un show qui mêle autos, motos et artistes. Ce show a lieu au cours de la première semaine du mois de décembre et clôt la saison des présentations. Cette
manifestation, ultra côtée, invite traditionnellement la crème des builders. L'affiche de cette années le laissait bien entendre puisqu'y figuraient Cole Foster, Max Schaaf, son comparse
Jasin Phares, Rico Fodrey des Sinners, l'incroyable Jimmy Shines et son Gasser ainsi que le déjanté Mark Drew. La crème de la crème donc, ais en même temps les héritiers de la génération venue au
kustom par le skate. Seul échappe à cette règle le génial Cole Foster dont le père fut lui-mêùe un constrcteur de dragsters réputé.
Question organisation, publicité et marketing, ces japonsais ont du génie. Il s'agit en effet de l'un des événements les plus médiatisés de la planète Kustom avec vidéos pros, communication
globale, opérations promotionnelles et organisation d'un buzz d'enfer pour convaincre les amateurs du genre, sinon de s'y déplacer - Yokohama, où qu'on soit, c'est loin - du moins de s'y
intéresser. Et au vu du plateau de cette année, on ne pouvait qu'y jeter un oeil, voire deux...
Publié dans : Bielles chaudes
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