Mercredi 20 mai 2009
3
20
/05
/Mai
/2009
10:43
En 1962, le Génial Colin Chapman prépare une révolution. Conscient des limites structurelles des chassis tubulaires
jusque là employés en Formule 1, il imagine un chassis monocoque formé de deux réservoirs enserrant le pilote, soudés sur un plancher métallique. 47 ans plus tard, les matériaux ont changé, l'aérodynamique a évolué, mais les voitures sont toujours construites d'après de dessin
visionnaire de celui qui réinventa la voiture de course.
Merveille
conceptuelle, la voiture avait les défauts de ses qualités : Chapman oubliant que, parfois, l'élégance intellectuelle se heurtait à la froide et dure réalité de l'usage en course. Des
performances exceptionnelles, une tenue de route hors pair s'accompagnaient hélas dune solidité discutable et d'un vrai manque de fiabilité. Light is right aimait à dire Chapman qui pêchait
parfois par excès d'optimisme...Jim Clark marqua toutefois 30 points au championnant du monde de Formule 1 au cours de la première année d'exploitation de l'auto avec trois victoires sur
les cinq courses dans lesquelles la voiture fut engagée.
Au delà des aspects purements techniques et historiques de la conception de cette auto, il demeure qu'elle est le
témoignage de l'engagement visionnaire d'un homme, Colin Chapman, de sa soif d'innovation et de la croyance, légitime ou non, qu'une chose bien pensée est forcément bonne. Les mathématiciens ont
coutume de qualifier certaines solutions à de complexes problèmes d'"élégantes". La Lotus 25 est la solution la plus élégante qu'ait trouvé Chapman à la question de l'augmentation de la
performance de ses véhicules. Si élégante que, si l'en en croit Jean Philippe Domecq, dans son bel essai Ce que nous dit la vitesse, ce véhicule appartient désormais au patrimoine
artistique mondial, au même titre qu'un Jackson Pollock, un Martial Raysse ou un Wharhol.
Et il a peut être raison, allez savoir...
Publié dans : Bielles chaudes
0
Commentaires Récents