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On a tous en tête, quel que soit notre âge, The Cannonball run, le film qui réunissait une pléiade d'acteurs parmi lesquels
Bruce Lee Jackie Chan, Roger Moore, Sammy Davies Junior, Dean Martin Farah Fawcett et d'autres encore (je ne vais pas recopier tout le générique, IMDB est là pour ça). On a également en tête les résurgences modernes de cette course
qui réunissent une brochette de milliardaires propriétaires de bolides hors de prix dans une course qui traverse l'Europe
de l'Angleterre au sud de l'Espagne au rythme des contrôles routiers et autres barrages placés là pour ralentir (ou
stopper) la progression de la vrombissante caravane. O tempora, o mores, comme on dit dans Asterix, ceux qu'autrefois on percevait comme de sympathiques outlaws, fêtards et irrévérencieux, n'apparaissent plus aujourd'hui que comme de puérils rupins déconnectés et méprisants qui noient
l'ennui d'une trop grande fortune dans des jeux de cons. Mais bon, passons.
Il se trouve que cet article de Fred Gregory paru dans Car and Driver retrace assez bien l'histoire des épisodes originels de la
course qui se déroulèrent au cours de années 70, en particulier l'ultime "vrai" Cannonball de 1979.
Il est d'ailleurs frappant de voir l'ingéniosité déployée par les concurrents et les solutions originales : pilotes de Rolls Royce
déguisés en chauffeur et milliardaire ; ambulance de course avec vraie/fausse malade à l'intérieur ; camion de détection d'un organisme géologique officiel ; vieille Cadillac aux airs d'épave... Nombreuses sont
d'ailleurs les anecdotes reprises telles quelles dans le premier volet du film.
PS. D'ailleurs, il serait peut-être utile à notre culture qu'une âme plus systématique et patiente que la mienne s'intéresse un jour à la mythologie du road movie mécanique, à ce qu'elle doit à l'histoire et à ce que l'histoire lui doit...

A l'arrivée, en 1972

L'arme ultime pour parcourir 4000 km à fond de train, la Pontiac Fire-Am

Un hot rod au départ de l'édition 1975

L'ambulance (un peu préparée) de Brock Yates qui inspira celle du film. A noter que c'est Farah Fawcett qui jouera le rôle de l'épouse
de Yates dans le film.

On se grouille pour le pointage

Ce truck Chevrolet prétendait convoyer une équipe de scientifiques

Mylord et son chauffeur

Le nom de cette équipe : The Right Bra racing team !

Une précision : la Volvo aussi faisait la course

Cette Ferrari 250 GTO détient le record du véhicule le plus cher ayant jamais courru le Cannonball
Un de ces jours faudra que je rédige une analyse sémiologique de "Vanishing Point", la fin du rêve américain...
Et t'as intérêt à m'envoyer le lien quand ce sera en ligne... ;-)
Bruce Lee??? Ou Jackie Chan?
Merci pour la piqûre de rappel, chouettes photos!!!
Oups, mille excuses Alexandre. Ma précipitation et la flemme de "checker" ma pauvre mémoire m'ont ait publier des âneries. C'est bien Jackie Chan, et c'est corrigé. Merci !
N'ayant pas pu voir les photos la semaine dernière (?) , je ne pouvais que saliver , mais point commenter...
Aujourd'hui , je me permet même de vous corriger ( un peu ) : point de ferrari 250 "GTO" , mais une 250 "GT" SWB ( Short-Wheel-Base ) , un tout petit peu moins performante , et a peine moins exclusive.
Quand a la Pontiac Fire Am , son train avant parait donner quelques signes de faiblesse peut compatible avec les performances de son moteur.
Si ce n'était le charme des photos N-B , ce genre d'activité me paraît tout aussi con fin 70s que de nos jours.......le ponpon pour le guignol avec ses 2 antennes sur la 911 , d'enfer pour "copyer" les cops sur les higways !
Merci pour les belles images ;)
Bonsoir Markus, merci d'être passé corriger mes erreurs !
Concernant la Ferrari, j'avoue avoir moi-même eu un doute à propos de l'identification du modèle. Mais mon absence totale de compétences dans le domaines des boîtaroues m'a lâchement convaincu de faire confiance à la légende de l'image dans l'article source et à la traduire bêtement.
Je me permets d'être en léger désaccord avec vous sur l'air de "c'était mieux avant". En effet, pour stupide que fut cette course dans ses jeunes années, je trouve que la connerie des années 70 diffuse un parfum d'espièglerie et d'irrespect bon enfant qu'est loin de posséder la version actuelle. L'imagination potache des concurrents et l'ingéniosité déployée dans les moyens de camouflage sont à mes yeux bien plus estimables que la morgue cynique des rupins actuels qui traversent tranquillement l'Europe au volant de leur supercar et se croyant intouchable (et en l'étant probablement).
Mais bon, il est possible que dans trente ans, je regrette le charme des Cannonball des années 2010 comparé aux courses de véhicules à pile à combustible...