Le vaste monde

Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /2010 08:41


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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /2010 08:16

http://i338.photobucket.com/albums/n432/vonsontag/bagnoles/8_brave.jpg

 

Je hais les camping-cars.

 

Je hais ces mammouths sous motorisés qui se traînent sur presque toutes les routes du monde. Je hais les voir s'entasser le soir venu sur d'improbables parkings hâtivement baptisés "aire d'accueil" par des municipalités effarées de la laideur nomade de ces Tupperware© sur essieux, gagnant un pauvre espace vital à grands coups de chaises de camping et d'auvents électriques déployés à l'arrache pour contrer l'invasif voisinage d'un autre camping-cariste. Je hais ces hordes en sandales et chaussettes, ces shorts à revers, ces lunettes à écran relevable.

Je ne comprends pas ce qui pousse des retraités à dépenser de véritables fortunes dans ces trucs puants qui les trimballent de camping en camping, de pompe à merde en pompe à merde, de prise électrique en prise électrique au long d'éternelles vacances. Parce que ces connards sont toujours en vacances : ils ont bossé toute leur vie pour se payer ces trucs et s'offrir la retraite enfin venue le droit de trimballer leur attentat visuel mobile d'Ostende à Gibraltar, de Malmö à Athènes, comètes absurde entraînant à leur suite une queue de bagnolistes impatients, prêts à risquer leur vie et celle des leurs rien que pour pouvoir les doubler.

Par dessus tout, je hais le mépris suffisant de ces crétins qui croient enfin vivre là leur éternel rêve d'une liberté gagnée à coup d'échines courbées devant des petits chefs toute une vie durant. Assez pour gagner de quoi s'offrit le luxe ultime d'enfin, à leur tour, conquérants et vengeurs, faire chier le monde au volant de leur camion bariolé.

...Sauf que quand j'étais morbac, j'ai fait l'inévitable voyage linguistique aux USA. Ma famille d'accueil avait un de ces gros Winnebagos et que c'était bien cool de se trimballer là-dedans en buvant du Coca  et en écoutant les 8-tracks tapes du paternel countryphile. On a les Amériques qu'on peut.

Note. L'image est un dessin de Kevin Cyr, qui peint de beaux camions et participe en ce moment à l'expo Pignons sur rue à la Maison Folie de Wazemmes à Lille, jusqu'au 6 juin.

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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /2010 07:27

http://i338.photobucket.com/albums/n432/vonsontag/bagnoles/porker-x-track.jpg

 

Le très honorable David Cobbold a eu la gentillesse de me faire parvenir cette curieuse photo. D'ordinaire, David prend tout de même le soin de m'expliquer le contexte et les raisons qui lui ont fait choisir l'image qu'il m'envoie. Malheureusement, il ne possédait cette fois que l'image sans plus de précision, sinon que le mec de droite ressemblait furieusement à Henri Pescarolo.

Google donc...
Une simple recherche "pescarolo"+"velo" m'a d'abord indiqué que le barbu le plus rapide de l'histoire était fan de bicyclette, mais ça, je le savais déjà. En revanche, la recherche d'images m'a un peu mieux renseigné et, grappillant ici et là sur divers forums je suis arrivé à reconstituer l'histoire.

Donc :
Il s'agit effectivement d'Henri Pescarolo...

Le cycliste à ses côtés s'appelait Jean-Claude Rude. Il  préparait une tentative de record de vitesse à vélo, record officieusement détenu par Al Abbott, un américain, à 223.466 km/h. Rude visait 240 km/h.

Le vélo possédait un gigantesque plateau lui permettant un développement de 27 m. La voiture, une Porsche 935 Turbo, était conduite par Pescarolo. L'arrière étrange était destiné à abriter le cycliste ainsi qu'à créer un effet d'aspiration. Un pacer de luxe, en somme.

A l'époque, les souffleries n'étant pas disponibles, Rude s'entraînait à supporter les turbulences aériennes en se tenant au plus près des voies de chemins de fer lorsque passaient les trains rapides. C'est par l'un d'eux qu'il a été happé, en gare d'Auxerre, il est mort sur le coup, avant d'avoir pu faire sa tentative. C'était probablement en 1979 ou en 1980. J'écris "probablement" parce que je trouve plusieurs dates possibles pour la tentative de record de Rude, la plus précise étant le 6 décembre 1979. D'autre part, le nom de Rude apparaît au palmarès de la fédération française de cyclisme en 1979. Il me semble donc improbable qu'il fut décédé l'année précédente.

Si vous avez des infos à ce sujet, je suis preneur...

 

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Au milieu le directeur sportif Jean de Gribaldy, Jean-Claude Rude est à droite.

 

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En action...

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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /2010 13:11

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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /2010 13:56

rolex-ref-6240-6263-oyster-cosmograph-daytona-paul-newman-s

« Quand la légende est plus belle que la vérité, on imprime la légende » fait dire John Ford au journaliste narrateur de L'Homme qui tua Liberty Valence. Mais quand la vérité est plus belle encore, que fait-on de la légende ? C'est la question que je me pose en écrivant ces lignes consacrées à l'un des emblèmes du chic racing, le chronomètre Rolex Cosmograph Daytona dit Paul Newman.

Des légendes, il en existe tant concernant cette montre. J'en connais au moins trois.

La première voudrait qu'au début des années soixante dix, Paul Newman, acteur, star, icône stylistique, ait demandé à la firme horlogère suisse de créer à son usage une version spécifique de la Rolex Cosmograph « Daytona ». Rolex conçut donc une montre dont le fond de cadran recevait une décoration contrastée – fond noir et cadrans crème ou fond crème et cadrans noirs – de la Daytona.

Newman, alors jeune propriétaire d'une écurie de course automobile, aurait utilisé cette montre comme cadeau de bienvenue pour ses pilotes et autres sponsors. Une belle histoire qui a pour mérite d'expliquer la supposée rareté d'une montre presque banale par sa technologie : corps acier, remontoir mécanique ainsi que son aura légendaire.

Not a RolexLa seconde légende unit cinéma et automobile. Paul Newman aurait porté une Rolex Daytona dans le film Winning (1969), avec Robert Wagner et Joanne Woodward (Mme. Newman à la ville) qui avait pour toile de fond la célèbre course d'endurance automobile. Ce film aurait fait la renommée de la montre. On se rappelle que Newman était, depuis la fin des années 60, un roi Midas du style : tout ce qu'il portait, touchait ou appréciait se transformait aussitôt en or. L'histoire, fausse bien sûr, est donc plausible.

Quand à la troisième, elle nait en Italie, en couverture du magazine de mode pour homme Moda qui, en 1973, présenta un Newman portant cette montre. Midas oblige, ce que l'Italie comptait de fans de style et de course automobile (l'essentiel de la population masculine, prêtres compris, donc) se rua sur la montre lorsqu'elle en avait les moyens.

 

Ces histoires ont longtemps passé, et passent encore, pour vraies. Je me suis moi-même plu à croire en la première d'entre-elles, maintes fois répétée à mes amis lors de dîners, enjolivée de force détails. Elle avait à mes yeux l'immense avantage de faire de la Daytona Paul Newman un Graal inaccessible puisque, pour la posséder, il eut fallut que je fusse pilote ou sponsor de l'écurie de l'acteur, ce qui, au vu de mes talents de conducteur ou d'homme d'affaires, semble difficilement possible.

Le propre des légendes plausibles, c'est que tout le monde les considère comme acquises et en discute les détails sans en questionner le fond. Combien de documents, de gloses de thèses ont été publiés s'appuyant pour tout ou partie sur ces trois histoires ? Et combien, dans le même temps, ont pris la peine de questionner les principaux intéressés sur la Genèse de ce modèle légendaire ? Peu, en effet.

 

Paul Newman et John Brozek (2003)Il existe pourtant un homme de bon sens autant que de bon goût, le journaliste John E. Brozek, expert reconnu des chronographes Rolex, qui, en 2003, a rencontré Paul Newman et l'a tout simplement questionné sur « sa » montre. L'acteur et pilote lui a tout répondu qu'il n'avait jamais possédé Rolex Daytona Paul Newman. Que la seule Daytona qu'il ait jamais portée lui fut offerte par son épouse, Joanne Woddward, pour ses débuts de pilote de course en 1972. Le dos de la montre était d'ailleurs gravés de ces mots doux et moqueurs : « Drive Slowly, Joanne ». Il la portait encore se jour de 2003 où John Brozek eût la chance de le rencontrer. De celle qu'il portait dans Winning, il ne se souvient pas mais un examen rapide des images disponibles de ce film montre que le garde-temps qu'il arbore n'est même pas une Rolex. Enfin, la star admet qu'il est possible qu'il ait porté sa propre montre sur la couverture de Moda, les dates concordant. Paul Newman a par ailleurs brièvement été propriétaire d'une autre Rolex Daytona qui lui fut offerte par la marque en 1995 lors de la remise du titre de Rolex Motorsport man of the year. Las, hormis sur les photos de l'évènement, il ne la porta guère et, fidèle à ses conviction philanthropiques, il en fit don à une oeuvre caritative qui en tira sept fois sa valeur vénale lors d'une vente aux enchères. Midas un jour, Midas toujours...

Si l'on se tourne maintenant du côté de Rolex, il est aisé de se rendre compte qu'il n'existe aucun modèle portant explicitement le nom de Paul Newman. S'il existe bien une Daytona, cette appellation fut conférée a posteriori au modèle de chronomètre à cadran contrasté. Ce sont en effet les fans de la Cosmograph, référencée dans la nomenclature Rolex sous le numéro 6241, qui l'ont baptisée ainsi au regard de sa popularité chez les coureurs automobiles. A l'époque, une multitude de versions de la montre était offerte au public, parmi lesquelles des versions à cadrans dits « exotiques », contrastés, poussoirs champignon et repères carrés sur le pourtour des cadrans afin d'en faciliter la lecture dans des conditions difficiles (par exemple, lire l'heure à la sortie de Mulsanne au volant d'une Lola T70 alors que vous êtes en tête des 24 heures du Mans et qu'il ne reste que quelques minutes de course), boîtier acier et mécanisme à remontoir qui devint légendaire sous l'appellation Paul Newman.

 

Un de mes amis a coutume de dire : « Ne laissons pas les Porsches aux cons ». Signifiant par là qu'il se refuse à considérer certains fétiches masculins, particulièrement désirables par leur qualités esthétiques et techniques, comme infréquentables en regard de leur statut de marqueurs sociaux pour m'as-tu-vu et autres frimeurs ; ou de la charge symbolique (vous savez : grosse voiture = petit zizi, etc.) qu'ils trimballent (autos, motos, montres, objets high-tech, souliers, etc.). Pour conclure, j'ajouterais « ...et les Rolex à Sarkozy. ».

 

Source : John E. Brozek, 30 Year Love Affair, The Paul Newman Daytona... sur Quality Time

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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 17:14
http://i338.photobucket.com/albums/n432/vonsontag/art/d22_19959643.jpg
happy / unhappy
via : bigpicture
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 11:18
C'est vrai que les étrangers, surtout du Sud, ça fait du bruit. Ça parle déjà fort naturellement, mais quand c'est pas content, les étrangers, ça fait un boucan fou.

Et nous, pendant ce temps, alors que nous avons économisé sou à sou pour nous offrir de merveilleuses vacances dans un de ces clubs exotiques installés précisément là d'où viennent les étrangers - c'est d'ailleurs à n'y rien comprendre : ces gens là sont nés au paradis et n'ont de cesse que de s'installer chez nous -  avec animations, buffets à volonté et plage ratissée tous les matins ; nous nous retrouvons entassés en classe éco dans un avion bondé à proximité de l'un de ces impétrants qui, ne répondant pas aux critères d'élection lui permettant de demeurer durablement dans notre douce France, se voit non seulement reconduit à la frontière mais a la chance d'être doté d'un  petit pécule et obligeamment raccompagné chez lui par deux fonctionnaires nationaux.

Conscient des efforts dont nous donnons quotidiennement la preuve par notre acharnement à consommer et sauver notre nation de la crise financière, le gouvernement et sa bien nommée PAF (Police de l'Air et des Frontières) ont eu la délicatesse de former leur fonctionnaires chargés d'accompagner les étrangers dans leur voyage de retour afin que nous n'ayons pas a souffrir des nuisances susceptibles d'être causées par un élément récalcitrant et que profitions pleinement de ces congés mérités.

Voici donc le Manuel de l'escorteur - quel titre ! on dirait du Houellebecq - pas encore disponible en librairie mais consultable en ligne grâce à la diligence de Médiapart et le salutaire signalement de Dadouche, contributeur au blog d'Eolas et amateur d'arts martiaux.



Comme le dit bien ce dernier, pour la régulation phonique, il y a les bouchons d'oreilles, aussi. Manuel de l'escorteur / Le contexte sur Mediapart


Souvenez-vous que vous avez une arme contre ça, c'est votre carte d'électeur... Merci de votre attention.
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 23:18


Je ne sais pas d'où me vient ce besoin de faire savoir au vaste monde que mon fils aîné a six ans aujourd'hui, mais en attendant de trouver la cause, vous aurez l'effet. Bon anniversaire, petit Mandrake !
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 08:29

Rob

Rob Machado - Source : shipwormandgribble.blogspot.com


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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 16:10
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 14:16
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 10:17
Une paire de vidéos trouvées sur le site Ecolo-Info, où gros panard et comportement eco-responsable ne sont pas forcément antinomiques...





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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /2009 12:25
Via the New Café Racer Society et une tripotée d'autres sites parmi lesquels Retro Wow qui, je le pense, va devenir un de mes lieux de résidence favoris , j'apprends ce matin que le Harrington s'appelle Harrington à cause de Ryan O'Neal.

Voilà. Je vous laisse 10 secondes pour digérer l'info...

Ryan O'Neal était non seulement joli garçon, alcoolique et bourreau des coeurs mais il fut également commédien et débuta dans la série TV Peyton Place, un des premiers cartons mondiaux du genre telenovela qui fera plus tard florès dans les amériques, qu'elles soient centrales ou du sud. Hors, notre Ryan - nous y revenons - y jouait le rôle de Rodney Harrington, by god quelle surprise !

L'effet dévastateur qu'eût l'apparition de ce bellâtre à bouclettes sur la libido des jeunes filles anglaises combiné à l'incessante quête de perfection stylistique des jeunes hommes anglais, et la recherche de modèles dignes d'être imités dans la dite quête, fit beaucoup pour le succès de ce vêtement : court veston à manches raglan, dôté d'une fermeture éclair et dont les basques côtelées à l'instar des poignets faisaient "blouser" le vêtement en faisant ainsi un remarquable coupe vent - qui fut une des signatures stylistiques des années soixante.







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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 15:21


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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 13:48
Tony Curanaj

Source Tony Curanaj via Juxtapoz
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