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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 07:21

Vous vous souvenez des cours d'EMT¹ ? Quand j'étais collégien, nous avions tous l'obligation de choisir pour l'année une activité qui nous permettrait de révéler les merveilleuses capacités manuelles qui sommeillaient en nos jeunes âmes. Pour ma part, et en partie parce que le prof était sympa, j'avais choisi menuiserie. Ce qui valut trois années durant à ma famille une inondation de raviers asymétriques, plateaux à fromages en contre-plaqué et autres étagères à la géométrie hasardeuse qui me remplissaient de fierté. J'ai profondément aimé ces heures passées à la menuiserie, près de dangereuses machines dont l'usage nous était formellement interdit : une scie à ruban gigantesque, une dégauchisseuse mangeuse de doigts ou la fraiseuse-rainureuse et ses outils aux lames si tranchantes que, si l'on en croyait les dires du frère Augustin, animateur du lieu, on ne se rendait compte de la blessure qu'en trouvant son doigt au milieu de la sciure. 


Il y avait parmi nous un surdoué, rejeton d'une grande famille de négociants bordelais, qui pendant que nous nous escrimions - en vain - à produire un simple bout de bois raboté à l'équerre, fabriquait de son côté de jolies pièces, bien proportionnées, régulières et superbement finies, assemblages de bois précieux, queues d'arondes, contre-collés, mortaises impeccables. La seule chose que ce mec et moi avions en commun était notre prénom et le goût du bois. Lui avait du talent, et moi l'envie.


Je crains que la pression familiale ait eu tôt fait de le détourner des travaux manuels où pourtant il excellait pour l'orienter sur le chemin d'études et d'un métier plus appropriés à son destin familial. Mais peut-être pas.


Et lorsque j'ai pour la première fois visionné ce petit film, j'ai pensé à moi, à celui que j'étais alors. Et à lui...


 

 

 

 

 

 

 

(1) : Education Manuelle et Technique

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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 07:42

Bon, je vous préviens tout de suite, si vous lisez ce post en compagnie d'enfants, arrêtez tout de suite et éloignez-les. Non seulement ce contenu est tout ce qu'il y a de plus NSFW mais il est également peu recommandable de l'exposer à un oeil innocent.

Vous serez prévenus...

 

 


Je n'avais pas la moindre idée de l'existence du délicieux Namio Harukawa jusqu'à ce que sur un réseau social bien connu je croise le chemin d'un statut de Filo Loco, l'un des Deadlicious, récemment éditeur d'un remarquable Dictionnaire des films érotiques et pornographiques français (16 et 35 mm). Un lien, renvoyait vers un site web japonais, donc incompréhensible, qui présente un échantillon tout à fait représentatif de l'oeuvre de cet artiste également japonais versé dans l'imagerie femdom. J'ai donc fait défiler une série d'images représentant d'accortes vénus charnues dont le principal hobby consite à s'asseoir sur le visage de messieurs moins avantagés physiquement, qu'elles ont auparavant pris le soin de ligoter et de fouetter, pour les plus chanceux d'entre eux. Le dessin réaliste révèle donc des situations humiliantes pour ces pauvres victimes dont quelque chose me dit qu'elles sont consentantes... Tout ceci s'accompagne d'un sens de l'humour et de la dérision qui me rend le bonhomme tout à fait sympathique, malgré tout.

Je vous laisse juges...


 

 

naked kick

 

 

d019-1 bunny

 

 

b006

 

 

busguide

 

 

d019 bar

 

 

d029-2

 

 

female teacher

 

 

gym

 

 

heel glass

 

 

horseriding

 

 

human toilet 02

 

 

karaoke

 

 

M garou 01

 

 

money

 

 

mum

 

 

namio-harukawa-2 inset-img

 

 

namio-harukawa-2 inset-img (1)

 

 

naomi

 

 

namio-harukawa-2 inset-img (2)

 

 

 

 

Sources : merci à Philo Loco pour le lien vers le site des amis de "Chuncheon Namio" d'où provient la plupart de ces images. Vous trouverez également une belle collection de vignettes, polychromes, pour la plupart sur le blog de Linda Moni.

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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 07:57

La gravure sur les pièces de monnaies est depuis près de trois siècles un art populaire des plus répandus, que ce soit en Europe ou de l'autre côté de l'Atlantique. Si sous nos longitudes, cet art vernaculaire a été essentiellement prisé par les soldats qui trompaient ainsi les longues heures d'ennui (ou d'angoisse) qui font le charme de la vie militaire, les premiers graveurs américains se sont essentiellement recrutés parmi les hobos, vagabonds légendaires, détenteurs d'une culture établie.

L'âge d'or du Hobo Nickel date de l'apparition de ce qui fut le support privilégié de cet art, le Buffalo Nickel, pièce de 5 cents dont l'alliage riche en cuivre la rendait aisée à travailler et dont l'épaisseur permettait bien des fantaises aux artistes. En outre, sa faible valeur unitaire en faisait un objet extrêmement répandu. La pièce figurait un profil d'indien sur sa face (composé par le graveur originel à partir des portraits de trois chefs différents) et un bison américain sur son envers. Les artistes se basaient souvent sur les motifs originaux pour graver leurs propres oeuvres, ce qui explique que les Hobo Nickels soient si souvent ornés de profils. Ces pièces servaient ensuite de porte-bonheur ou de pendentifs.

Aujourd'hui encore, de nombreux graveurs, amateurs pour la plupart, exercent cet art et les oeuvres datant de la période de circulation du Buffalo Nickel (1913 - 1940) sont furieusement recherchées par de nombreux collectionneurs.

 


 

 

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Mark Twain

 

 

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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 07:44

Pour être franc, je ne suis pas absolument certain d'avoir envie de m'habiller chez les tailleurs de Saville Road. Peut-être, si je devais un jour hériter d'un éventuel parent fortuné, irais-je fêter ma sortie de deuil avec un veston fraise écrasée coupé par Oswald Boateng, mais rien de plus.

Pourtant, je dois admettre que cet univers me fascine qui voit les hommes les plus puissants de la planète devenir de disciplinés élèves devant ces maîtres que sont les tailleurs pour hommes. Le dominant n'est pas toujours celui que l'on croit...

 

 

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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 12:19

Joujouille2.JPG

 

 

Elle habite avec nous depuis maintenant plus de dix ans, la Joujouille. Elle porte son nom générique, n’a jamais été prénommée, c’est Joujouille, c’est tout.


J’étais alors en vacances dans le sud de la France avec celle qui est devenue depuis ma femme et la mère de nos enfants. Nous visitions un petit village nommé Villerouge des Corbières avec son inévitable marché d’inévitables artisans (poteries immondes, peintres à deux balles, fabricants d’objets en cuir, …) répartis dans des échoppes autour de l'inévitable chateau en ruines. C’est dans l’une d’elle que nous avons rencontré ce jeune couple qui présentait une curieuse exposition de poupées de chiffons. Fabriquées selon la même méthode avec ce qui semblait être des chutes de tissus et de la ficelle, les poupées étaient assemblées en rideaux en fonction, semblait-il, de leur couleur dominante.


joujouille-1.jpg



La jeune femme qui nous guidait dans l’expo nous raconta l’histoire de ces joujouilles et de l’artiste qui les fabriquait, sa mère, Carol Houssais.

Tôt abandonnée par sa mère, Carol  fut, vers l’âge de 4 ans, placée dans une famille d’accueil qui la traitait fort mal. Livrée à elle-même, trainant un retard de développement mental et d’innombrables maux physiques, sa présence était tolérée dans le hameau pour la seule raison que l’assistance publique versait à sa famille d’accueil une faible indemnité qui arrondissait un peu les fins de mois.

Un jour, elle devait avoir sept ans, un colis fut déposé par le facteur qui contenait quelques vêtements, un ou deux jouets ainsi qu’une vieille poupée Bella dont l’enfant s’empara et qu’elle souilla et détruisit en quelques jours. Elle en conserva les reste qu’elle rangea dans une boîte dissimulée dans sa cabane secrète au creux d’un roncier inaccessible aux adultes. De ces restes elle fabriqua une nouvelle poupée, chiffons sales, ficelle de chanvre, qu’elle baptisa Joujouille. 



Joujouille3.jpg



40 ans plus tard, en 1999, à la mort de sa mère, Carol Houssais a ressenti l’impérieuse nécessité de retrouver les gestes de son enfance qui lui avaient permis de fabriquer cette première compagne. Près de 20 000 poupées plus tard, les joujouilles sont devenues sa grande œuvre. Assemblées en rideaux, en processions, âmes tristes ou drôles de lutins, petites ou grandes mais toujours sans visage, elles accompagnent leur créatrice d’expo en expo, lui permettent de raconter sa très pénible enfance, de partager sa douleur d’alors, sa renaissance et ses bonheurs d’aujourd’hui.


Nous décidâmes alors d’en adopter une, elle vit depuis avec nous. Nous sommes les parents adoptifs d’une joujouille sans visage et sans nom qui officie à la maison comme une sorte de lare bienfaisant, veillant sur nos enfants, assise sur la cheminée du salon. Elle ne prend pas beaucoup de place physiquement, mais chaque fois que je la vois, je repense à ce village, à ce jeune couple, à cette femme, à son histoire et je me sens heureux d'avoir pu, très modestement contribuer à transmettre un peu de la leçon qu'elle m'a apprise.


 

joujouille-6.jpg

 

 

Sources

Vous pouvez lire l'histoire de Carol écrite de sa main sur le site du Hang-Art.

De nombreuses photos sont disponibles sur le Flickr des joujouilles.

Les joujouilles ont également un blog qui n'est malheureusement plus actualisé depuis 2009.


 

joujouille-7.jpg

 

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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 08:04

J'ai, quelque part dans mes affaires, conservé un petit objet qui incarne à mes yeux l'épitomé de l'art pop des années 80 : un pins publicitaire du Minitel. Mais là, je ne parviens pas à mettre la main dessus. Alors pour me faire pardonner, voici une série de badges soviétiques collectée par l'inégalable Scanzen... Pas mal non plus.


 

Sovietpin

Lunokhod 1 (1970)

 

 

Sovietpin2

Salyut 2 (1973)

 

 

Sovietpin3

Salyut 1 / Soyouz 11 (1971)

 

 

Sovietpin4

Soyouz 6, 7 et 8 (1969)

 

 

Sovietpin5

Vostok 1 (1961)

 

 

Sovietpin6

Luna 2 (1959)

 

 

Sovietpin7

Vostok 2 (1961)

 

 

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Spoutnik 2 (1957)

 

 

tumblr lvupraYhRq1qf71bqo1 500

Vostok 1 (1961)

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 09:12
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 19:30
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 14:48
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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 07:33

J'ai longtemps eu en projet d'écrire un roman, noir si possible, qui aurait commencé par "Le caribou eut un rire nerveux..." Mais je n'ai ni le temps, ni la patience d'écrire la suite. Alors à la place, j'ai fait un Tumblr qui s'appelle Fuck You Caribou où l'on trouve des photos de cervidés ; des rennes et d'élans en général ainsi que de quelques cerfs et de gens qui leur rendent hommage. Comme ici :

 

tumblr lrn7bgf3dS1qbv91ro1 500

 

 

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tumblr lqxraoGe1P1qamcn8o1 500

 

 

tumblr lr5u11uxRv1qln9b4o1 500

 

 

tumblr lr6zpdVe2a1qk3sefo1 500

 

 

tumblr lr8z0ir2v01qfepbbo1 500

 

 

tumblr lrdfkwcfPL1r0zme8o1 500

 

 

tumblr lrj49jjF071qejecoo1 500

 

 

tumblr lrsakcbYCP1qb95m1o1 500

 

 

tumblr ls3jxd1d261r3pzzao1 400

 

 

tumblr ls9jhtS32D1qb9jtro1 500

 

 

tumblr lrjbuoDaF31qbc1ixo1 400

 

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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 08:15
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Dimanche 11 septembre 2011 7 11 /09 /Sep /2011 11:16

911.jpeg

 

Edit du 13/09 : Je me rends compte que j'ai oublié de créditer l'image. Il s'agit d'une affiche commémorative réalisée par Achva Kahana, étudiante en graphisme israélienne, dans le cadre d'un concours organisé par Libération.

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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 16:42

rien.jpg

 

M'en vais en vacances. De retour dans trois semaines.

J'ai rempli le frigo et préparé des chéries jusqu'à mon retour.

Pour ceux qui n'ont pas peur de me voir en vrai, je serai au Journés Coyote le 6 août.


Pour les autres,

a+

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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 14:35

papy_et_mamie.jpg

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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 11:51

heartbreaker.jpg

Source : An Ugly Beauty

 

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