Publié le 20 Novembre 2013

La versatilité a du bon en ce qu'elle permet de ne point trop d'attacher aux choses. Elle guérit par avance la frustration de ne point réussir et s'ingénie, souvent avec succès, à découvrir chaque jour des beautés neuves, ce qui est utile quand comme moi on tient un blog qu'on tente d'alimenter régulièrement.

L'obstination aussi a du bon, comme l'attachement. C'est ce dont témoigne ce post qui inventorie certaines des incarnations successives de la Triumph unit de 1974 que possède 76TRI, un des contributeurs du forum du Jockey Journal, depuis plus de dix ans. Modeste, le gars intervient peu, mais les images qu'il poste prouvent qu'il a au cours du temps acquis un savoir-faire pas vraiment négligeable. On voit se développer un goût certain pour l'épure qui n'est pas pour me déplaire, ainsi que pour l'acquisition de nouveaux savoirs : mécanique, soudage, formage, peinture, ... Je ne suis pas certain de la suite chronologique des images présentées ci-dessous, mais le tout vous donnera quand même une idée...

 


 

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Sinon, quand il en a assez de son unit, il a aussi une T-Bird pre-unit de 52, dans son cadre d'origine. Pauvre gars.

 

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Publié le 20 Novembre 2013

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J'aime bien Pangea Speed. Ce modeste atelier de Salt Lake City (pas la ville la plus riante des USA, si j'ai bien compris) propose depuis quelques années un regard singulier sur l'art de fabriquer des motos. Souvent plus inspirés par le design retrofuturiste d'un grille-pain ou d'un transistor que par le dernier chef d'oeuvre des Teutul, Andy Carter et ses copains proposent des engins qui m'enchantent souvent et m'étonnent presque à tous les coups.

Leur dernière production en date, qui date quand même de quelques mois, est un hommage à la culture Bosozoku. Contrairement aux engins des jeunes gangsters japonais des années 80, la base est ici une bonne vieille ricaine (sacrilège !) ornée des atours typiques des customs nippons, carénage surélevé, phare jaune... Il ne manque plus que le sissy bar gigantesque et les pots d'échappement démesurés pour faire le compte.

Tout cela est merveilleusement bien dessiné et fabriqué. Je ne sais pas s'il faut voir là un hommage ou une remise de pendule à l'heure, mais j'aimerais bien faire quelques bornes au guidon de ce truc. Quoique Salt Lake City, c'est loin...


 

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Publié le 18 Novembre 2013

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Une petite curiosité pour débuter la semaine. Le compte Flickr du Néo-Zélandais F.W. Gorden regorge, parmi ses propres archives familiales, d'images plus anciennes parmi lesquelles on trouve ces clichés de virées entre potes pris en 1969 et 1970Gorden est le grand blond frisé qui figure sur quelques unes des images. Des potes, des filles, des anglaises bricolées (les motos, pas les filles), une visite hommage à la légende Burt Munroe et de la pelloche Kodak 110. Prenez le temps de lire les commentaires qui figurent sous certaines des images de la série sur Flickr, ça vaut le coup.

 

 

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Publié le 15 Novembre 2013

Je suis en train de faire un peu de place dans le garage et j'ai trouvé quelques trèsors à vendre (c'est bientôt Noël...).

Alors voilà ce joli réservoir de Yam RD 250 ou 350, équipé de son bouchon d'origine et - surtout - de son robinet d'alimentation (qui coûte la peau des roubignolles de Rocco Sifredi).

Je l'ai décapé (sauf le tunnel, je suis fainéant). Il y a un petit (mais alors tout petit) poc sur l'avant gauche mais pas de rouille, ni dedans, ni dehors. Je l'ai acheté parce que je trouvais qu'il avait une gueule folle, mais je n'ai rien sur quoi le monter, c'est con...

 

100 euros + port (n'écrivez plus, il est vendu !)

 

 

 

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Publié le 13 Novembre 2013

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Je dois vous avouer que je ne suis pas totalement fan du travail de Keiji Kawakita, le patron de Hot-Dock. Je veux bien lui reconnaître un talent et un savoir-faire rares combinés à une vrai sens esthétique mais je trouve son goût pour les mécaniques trop vitaminées (une Harley, ça rame, un point c'est tout) un peu excessif. Je reconnais aussi être également un rien géné par sa passion pour la chose guerrière germanique (il est fou d'un chasseur allemand, le Nachtjager, au point d'avoir ainsi baptisé une série de motos de ce nom). En outre, je trouve à ses motos un côté "usine à gaz" et une esthétique un peu bavarde qui ne correspond pas à mes goûts. Certes il y a ses célèbres culasses 4 soupapes, ces adaptations de carbus exotiques mais bon, chacun ses goûts...

Ce Knucklehead sorti de ses ateliers possède certes ces défauts qui généralement me rebutent mais là, il me semble que ces références sont convoqués avec un certain humour qui les rends moins pesantes. Cet usage quasi psychotique de la fraiseuse, par exemple, est assez réjouissant. Je ne comprends pas trop l'immense couronne arrière (t'es sûr qu'elle tire pas un peu court ?). Je plains le mec qui va s'amuser à régler le Dell'Orto à boisseau plat et j'angoisse en remarquant l'absence de frein avant combinée à un disque arrière qui sert à la fois de couronne - c'est bien le gras sur les freins, ça protège de la rouille mais je dois admettre que ce spet a vraiment de la gueule.

Et toi, t'en penses quoi ?

 

 

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Publié le 10 Novembre 2013

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Vous l'aurez peut-être remarqué, je ne suis pas vraiment un expert en automobiles. Mais là... Voici un petit bolide construit en 1962 par Lujie Lesovsky, un constructeur de chassis de course et mécano de bon aloi. La voiture semble répondre aux canons du genre et de l'époque : châssis tubulaire, quatre en ligne Meyer-Drake Offenhauser décalé, essieu fixe à l'avant, suspensions indépendantes à l'arrière, 325 chevaux. M. Lesovsky n'a certes pas le palmarès de Penske ou des autres grands constructeurs historiques de la discipline mais ce joli bolide vaut quand même le coup d'oeil par ses formes et son schéma de couleur plutôt pimpant. Son palmarès inexistant ne l'a pas empéchée de se voir adjugée en 2012 pour la modique somme de 330 000 $. Pas mal pour une perdante...

 

 

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Publié le 7 Novembre 2013

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Pendant quelques minutes, je me suis demandé ce que pouvait signifier le "R" de l'appellation Imme R 100. R comme racing, road ou autre appellation teutonne désignant le champ d'action de cette machine ? Ben non, R comme Riedel, du nom du concepteur de l'engin.

 

Norbert Riedel, donc, un ingénieur allemand qui vers la fin de la guerre mit au point un petit moteur deux temps destiné à lancer les moteurs du Messerchmitt 262, le premier (et dernier) avion à réaction de l'Allemagne nazie. Après la guerre, les alliés l'approchèrent afin qu'il termine la mise au point de son propulseur pour leur propre usage et lui fournirent outillage et matériaux afin qu'il mène à bien sa tâche. En 1948, à partir de ce moteur, Norbert Riedel achève la mise au point de sa Imme R 100, engin léger équipé d'un monocylindre deux temps de 100 cm3 qui développait 4,5 chevaux.

 

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Par souci d'économie, cylindre et culasse sont fondus d'une seule pièce. On appelle ça un moteur borgne, ai-je appris en faisant mes petites recherches. Le cadre et les deux monobras, un à l'avant, amorti par un système à parallélogramme et l'autre à l'arrière, suspendu avec un combiné ressort et cahoutchouc, sont faits de tube d'acier de 40 mm. Visiblement, l'approvisonnement en matières premières était difficile dans ces années là.

 

 

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Entre le moteur et la roue arrière, on trouve une curieuse boîte à trois vitesses mais dénuée de point mort. Il fallait donc débrayer le moteur pour s'arrêter. Pas forcément très pratique.


 

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Dans l'Allemagne convalescente, la Imme R 100 connut un beau succès puisque près de 12 000 exemplaires de la R 100 furent fabriqués dont un certain nombre partirent pour les USA. Vers 1950, Norbert Riedel conçut et comercialisa une Imme R 150 dotée d'un monocylindre de plus grande capacité mais en 1951, l'usine Riedel ferma. je n'ai pour le moment pas trouvé la cause de cette fin précipité. Dans les années qui suivirent, un ancien cadre d'Imme commercialisa sous la marque ZMG un nouvel engin doté d'un bicylindre de 175 centimètres cubes proposant même aux proriétaires du modèle de 100 cc un kit pour upgrader leur moteur. Mais seulement 15 exemplaires furent fabriqués.

 

 

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Le bicylindre ZMG de 175 cm3 qui tenta de faire revivre les Immer.

 

 

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Une rarissime 175 cm3 à vendre chez Yesterday's

 

Plus tard Riedel travailla pour Triumph à Nuremberg. Il trouva accidentellement la mort en 1964, dans un accident de ski, emporté par une avalanche. Il avait 50 ans.

 

Malgré une production relativement conséquente, il demeure très peu d'Imme roulantes (à peine 20 en Allemagne, 1 en angleterre, quelques unes en Suisse et en France ainsi qu'une poignée aux USA). Le site néerlandais Yesterday's en met une en vente de temps en temps. Comptez un petit billet de 10000, sur quoi on vous rendra très peu de monnaie, pour en avoir une dans votre garage...

 

Audacieuse, intelligente, plutôt pratique et extrêmement élégante, la Imme fait désormais partie de ma collection de rêve... Comme d'ailleurs de celle des commissaires de l'expo The Art of Motorcycle qu'organisa le musée Guggenheim, où elle fut remarquée (photo du haut).

 

 

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Sources : Wikipedia, Bernie's bike shed, le forum CB 125 K

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