Publié le 30 Janvier 2013

A ce qu'il semble, Ugly Bros est une marque de fringues coréenne (je dis ça parce que, quand j'ouvre leur site, mon navigateur me propose de le traduire du coréen, mais en fait le traducteur ne fonctionne pas...). Toujours est-il que l'évidente inspiration motarde des collections - il y a même du kevlar dans certains pantalons - a poussé les patrons de la dite marque à commanditer à un bouclard du nom de Crazy Garage (coréen lui aussi) la fabrication d'un joli petit racer sur base de 400 SR qui vaut le coup d'oeil. Donc :

 

 

 

 

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Joli boulot, non ?

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Publié le 24 Janvier 2013

J'ignore si la Kawasaki 250 TR a jamais été importée en France. Une rapide recherche sur leboncoin m'a permis d'en localiser une ou deux en Belgique mais sous nos longitudes franco-françaises, rien. Et c'est bien dommage. Primo parce que le modèle d'origine a déjà très bonne allure avec son gros mono costaud et, segundo, parce qu'il apparaît que nos amis nippons, indonésiens et taïwanais chez qui elle est plus que répandue semblent s'en donner à coeur joie pour trouver de bonnes idées de personnalisation. En témoigne cette jolie pièce trouvée sur la page Facebook de Jet Custom Cycles, garage japonais d'Osaka, qui a produit ce commuter sur quoi j'irais bien tous les jours au boulot. Et vous ?

 

 

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Publié le 23 Janvier 2013

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Parmi les activités honteuses auxquelles je m'adonne sur Internet, figure la lecture assidue d'un blog consacré aux automobiles altérées : Stanceworks. La profession de foi de ses tenanciers tient en quelques mots compréhensibles par tous : "pushing the boundaries of wheel fitment and stance". Où il sera donc essentiellement question de véhicules rabaissés et équipées de roues a priori inadéquates. De ces transformations presque basiques (quoique, je me demande quels trésors d'ingéniosité sont déployés dans ces modifications) il résulte souvent que n'importe quelle charette, y compris des VW Jetta et autres pauvres berlines middle class, se trouve des airs de fauve à l'affut, dévoreur d'asphalte... et accessoirement de carnets à souches de nos amis en bleu. Outre un talent photographique certain et un goût très sûr de la mise en scène, les deux éditeurs du site, Mike Burroughs et Andrew Ritter, ont pour vertu d'avoir à eux seuls décomplexé nombre d'amateurs d'autos vulgaires et rouillées, de transformations lowbrow pur jus, qui hérisseront certainement le poil de plus d'un esthète certifié. Parvenant à me convaincre la planète des vertus de leur baseline : "Low is a lifestyle". 

 

 

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Note : ces images proviennent toutes d'un article de Der Spiegel Auto récemment consacré à StanceWorks, ce qui m'a évité d'avoir à fouiller leurs archives. 

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Publié le 16 Janvier 2013

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J'ai trouvé l'objet de ce post en écoutant la radio ce matin. A la fin des Nouveaux chemins de la connaissance, une émission du matin, figure toujours Le Journal de la philosophie, une vignette de François Noudelmann dans laquelle il interviewe un philosophe ou un écrivain. Ce matin, c'était au tour d'Alain Milon, qui vient de faire paraître Cartes incertaines, un ouvrage traitant de la possibilité de cartographier le mental, l'abstrait, l'émotion et de la forme que prendraient ces cartes. Il se trouve que, pour un ensemble de raisons un peu compliqué à détailler et pas très intéressant, j'ai un certain goût pour les cartes de géographie et la visualisation des données. J'ai également eu la chance de contribuer au projet Exodo, mené par un groupe d'artistes auprès des habitants de mon quartier de bordeaux, en particulier auprès de la plasticienne et urbaniste Flore Grassiot qui m'a permis de produire des cartes subjectives représentant le même quartier que j'ai habité enfant et que j'habite aujourd'hui, l'ayant quitté pendant trente ans. J'ai donc écouté le bonhomme avec attention...

 


 


 

En préambule de son intervention, l'auteur a mentionné les Mattang, cartes des vents, des houles, des vagues et des courants que les polynésiens produisent depuis maintenant 3000 ans afin de s'orienter dans leur univers informe où les seuls points fixes sont des atolls invisibles perdus au milieu de l'océan. Rentré chez moi, je suis allé faire un tour sur le web afin de voir à quoi pouvaient ressembler ces représentations d'objets que notre bon sens occidental juge non représentables. Et j'en ai appris un peu plus.

 

Pour résumer, depuis maintenant 30 siècles, les polynésiens, soucieux comme la plupart des navigateurs de savoir à peu près où ils vont et comment retourner d'où ils viennent, observent vents, courants, îles, houles et vagues afin de s'orienter. Ces cartes sont faites de bouts de bois, lanières de feuilles de cocotier ou branches de pandanus. De petites pièces de monnaie ou des coquillages indiquent les îles. Il existe trois sortes de cartes.

 

Le Mattang ou Wappepe qui représente l'environnement immédiat d'une île, ses courants, les houles régulières qui la baignent et quelques points de repères lorsqu'ils existent.

 

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Le Medo, d'échelle plus réduite qui permettait la navigation dans tout un archipel, par exemple.

 

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Le Rebbelib, qui est une carte de navigation d'échelle plus grande.

 

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Comme on le voit sur ces quelques exemples, la présence de points fixes, atolls ou îles, n'est qu'une des composantes de la carte, l'essentiel se trouve dans une tentative de représentation de "l'informe de l'eau" comme disait Henri Michaux, grâce à certaines caractéristiques en des points géographiques précis.

 

Détail curieux, elles n'étaient jamais embarqués mais utilisées seulement à terre à des fins de transmission des savoirs entre générations de navigateurs. Sur l'eau, le marin polynésien ne devait s'appuyer que sur sa seule mémoire. Un autre détail pour le moins étrange est que ces cartes représentent également des sensations, telle courbure d'une brindille sera la restitution d'une impression, la résistance de la pagaie dans un courant, l'effort du vent dans la voile... Ainsi, les cartes pouvaient être lues au toucher, sans l'aide des yeux, par celui qui les avait composées. A ce propos, au gré des sources, les avis divergent sur la possibilité de transmission de tels savoirs. Certains voient ces "sticks charts" comme une sorte de journal de navigation à l'usage de son seul auteur, d'autres un outil d'enseignement et de transmission.

 

Aujourd'hui, les polynésiens n'utilisent plus ces cartes et font, comme tout le monde, confiance au compas numérique et autre GPS. Du coup, les Mattang, Medo et Rebbelib sont devenus des pièces de musée ethnographiques, incompréhensibles.

 

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Sources : Toutes les images et la plupart des informations de ce post proviennent du site The Nonist et de l'excellent article que son auteur a consacré au sujet en 2008. Le reste des infos a été trouvé dans l'article Polynesian navigation de la Wikipedia

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Publié le 15 Janvier 2013

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Vous aurez remarqué que la maison ne fait généralement pas dans le top model, préférant pour ses mardis féminins des anatomies invitant davantage à la volupté qu'au régime hypocalorique. Mais cette image, glanée dans l'édition 2012 du "swimsuit issue" de Surfing magazine, m'a permis de faire la connaissance de cette jeune Natazha, mannequin de maillots de bain de son état, qui me force, temporairement, à réviser mes positions sur la question.

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